Système d'Aubert

Présentation

Mercredi 19 mars 2008

D'Aubert revient,

 

Le Vecteur aussi  !!!

 

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Quoi de neuf depuis le 9 mars, date présumée de la chute du Système d'Aubert ?

 

Nous n'avions pas l'intention de revenir aussi vite dans l'action. Besoin de repos (le repos du guerrier !), sentiment du devoir accompli, volonté de passer à autre chose, voire de construire, etc…

 

Mais vous avez été nombreux à nous dire : "le Vecteur doit continuer !". Et le flottement de ces derniers jours a jeté l'inquiétude dans les services. Aussi, nous ne pouvions pas vous laisser sans informations.

 

Alors, le Vecteur Libre et Indépendant continue pour 6 ans, plus Libre et plus Indépendant que jamais.

 

Le mardi 11 mars, Ouest-France titrait : "François d'Aubert ne siègera pas au conseil". Et chacun de s'extasier, un peu vite, de la "sortie digne" du maire de Laval sorti par les électeurs… Avec son humilité si coutumière, d'Aubert déclarait même : "Nous avons aussi fait des erreurs au cours de ce mandat".

 

Et le journaliste du quotidien de l'interroger :

 

"Siègerez-vous au sein du conseil municipal, dans l'opposition ?

 

- Non. J'ai l'intention de démissionner… Avant dimanche et le conseil d'installation de la nouvelle équipe".

 

Alors Ouest-France publiait la liste et les photos de 10 conseillers de l'opposition sans d'Aubert.

 

Changement de journal, changement de ton, changement de décision 2 jours plus tard, le jeudi 13 mars.

 

Le Joundefinedurnaliste du Courrier de la Mayenne l'interroge :

 

"Allez-vous siéger au conseil municipal ?

 

- Je vais siéger au conseil municipal au sein de l'opposition, même si je ne serai pas là dimanche… Je ne tire pas un trait sur l'avenir de Laval…".

 

François d'Aubert est absent du Conseil municipal du 16 mars, qui voit l'élection de Guillaume Garot. Mais c'est un conseil bien particulier dans son organisation, sous la responsabilité légale du Maire sortant : refus d'installer un grand écran en extérieur sous prétexte que cela coûterait 2000 euros (comme si d'Aubert avait eu l'habitude de s'arrêter à ce genre de "détail" quand il s'agissait de sa propre communication), pas d'installation dans le hall du grand écran TV que possède la Mairie (acheté en janvier 2008), pas de sono dans la salle des mariages, entassement du public au mépris des règles de sécurité, vin d'honneur sur l'estrade exiguë, ce qui valut à une de nos collègues de chuter et de undefinedse blesser (transport à l'hôpital)…

 

Et dès le mardi 18 mars, une conseillère municipale UMP publiait un communiqué virulent défendant l'argent public, et considérant le projet d'installation d'un grand écran comme une "dépense inutile". En voilà une qui n'a pas été aussi diserte quant aux "dépenses inutiles" du Système d'Aubert : voitures de fonction pour partir en vacances, maison bourgeoise avec tous les fluides pour le DG, dépenses somptuaires en communication, le trou de 53 000 euros de Laval Spectacles, l'emploi d'un stagiaire par la mairie pendant 8 mois pour faire la campagne de François d'Aubert pour les municipales (la dépense figurera-t-elle dans son compte de campagne ?), etc…

 

 

Mais le Système d'Aubert aura continué de sévir jusqu'à la dernière minute du mandat : sachez que d'Aubert a fait recruter 2 candidats de sa liste : l'un à la Mairie, au service des eaux, l'autre à Laval-Agglo comme maçon. Le DGS et le responsable de la DRH ont été vraiment diligents et zélés pour ces recrutements (qui n'ont pas été soumis au fameux "CSE", le "Comité de Suivi de l'Emploi").

 

undefinedLe candidat embauché au service des eaux, en qualité de "chargé de mission", est étudiant en pâtisserie (!!!). Il avait fait un virulent discours contre Guillaume Garot lors du meeting de François d'Aubert le 6 mars à la salle polyvalente.

 

Dans la semaine du 9 au 16 mars, le Système d'Aubert a vidé tout l'Hôtel de Ville : il ne reste aucun dossier. Un membre de sa liste, non membre du Conseil sortant, a même supervisé l'opération de "nettoyage". C'est là un procédé anti-républicain, car il doit y avoir continuité dans l'action d'une collectivité, et anti-démocratique car c'est une volonté revancharde sur l'expression du suffrage universel. C'est donc un bureau vide de tout dossier qu'occupe Guillaume Garot.

 

Un réel flottement est constaté à la mairie depuis dimanche. Les arrêtés de délégation, sensés compléter et préciser sur le plan juridique la dénomination des attributions des nouveaux adjoints, semblent, à ce jour, inopérants.

 

Le nouveau maire a souhaité rencontrer les agents sur leur lieu de travail. Il avait prévu de visiter le CAM le mercredi 19 mars (jour particulièrement mal choisi en raison du grand nombre d'agents à temps partiel absents ce jour-là !). Il en avait confié l'organisation au DRH, Gérard Chesneau.

5 mails se sont succédé en 24 heures, certains agents étant d'ailleurs oubliés, provoquant l'hilarité ou la consternation dans les services devant ce qui ressemble à un cafouillage. En voici les textes :

 

1er mailundefined

Bonjour,

 

A tous les directeurs et chefs de service du CAM

 

Je vous informe que M. le Maire viendra à la rencontre du personnel de votre service le mercredi 19 mars 2008. Il passera entre 14h30 et 16h30.

Je vous remercie de bien vouloir transmettre cette information à l'ensemble de vos agents.

 

Bien cordialement

Gérard Chesneau

Direction des ressources humaines

 

 

2ème mail

 

La visite de M. le Maire ne commencera qu'à 16h00.

Merci de votre compréhension

Gérard Chesneau

DRH

 

3ème mail

 

La visite de M.  le Maire est reportée à une autre date

Merci

Gérard Chesneau

DRH

 

 

4ème mail

 

pour info à transmettre

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5ème mail

 

La visite de M. le Maire aura bien lieu cet après-midi à 16h00 sauf pour le 3ème étage en raison de l'absence de M. Nicolas

Je vous prie de nous excuser pour ces modifications et vous remercie de votre compréhension

Gérard Chesneau

DRH

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La visite a eu lieu, sous l'œil d'une caméra de FR3 (?!). Un maire rendant visite à ses fonctionnaires, c'est effectivement une innovation à Laval.

 

Manifestement, le Système a décidé de malmener le nouveau maire.

 

Mais ce n'est pas tout : d'Aubert et ses hommes manoeuvrent activement dans la perspective de se maintenir à la présidence de Laval-Agglo, aidés en cela par certains personnages qui aimeraient y poursuivre une carrière ascendante. Il faut savoir que Laval a 30 sièges sur 91…

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Jeudi 6 mars 2008

Solidarité avec nos camarades de La Villette !

 

D'Aubert tente de faire partir 2 agents de grande compétence à La Villette, et il commence à placer ses amis. Voici 2 tracts de l'intersyndicale de La Villette.

 

Nous soutenons leur combat. Les méthodes sont devenues les mêmes qu'à la Mairie de Laval ! 

                                                                              Paris, le 6 mars 2008

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Les détachés, des proies faciles 
 
En l’espace de quatre mois, deux détachés de longue date, reconnus pour leurs compétences, leur investissement dans leur domaine respectif et leur engagement social, sont priés de quitter la Cité.
 
Jean-François Mondout, détaché de la mairie de Paris depuis 12 ans à la CSI (DPM / production AV puis DE / DAMI par une réorganisation très récente) devait partir de la Cité en début 2008. Nous avons obtenu un sursis de 9 mois soit septembre 2008. Aujourd’hui, nous demandons son intégration sur un poste CDI libéré dernièrement, mais que la direction préfère geler.
 
Concernant Patricia Bellec, médiathécaire, détachée de la fonction territoriale depuis 22 ans à la Cité, suite à la délégation du lundi 3 mars et à la mobilisation du personnel, la direction lui propose de reconduire pour 18 mois son contrat de détachement, proposition habile pour casser la mobilisation des personnels.
 
La Direction  confirme sa décision initiale de se séparer de Patricia Bellec en aménageant sa période de sortie, ce qui reste inacceptable.
 
Nous n’avons aucune explication sur les raisons de cette décision en dehors du « caractère difficile » évoqué et des « nouveaux profils techniques » nécessaires selon les dires de la direction.
 
Devant le CHSCT, le CE et les personnels de la médiathèque, la réorganisation de la médiathèque a été présentée en garantissant le maintien des effectifs et en affirmant que « chacun aura sa place et aura l’accompagnement nécessaire ». Les instances du personnel ont été trompées : notre collègue depuis 22 ans à la Cité des sciences est remerciée.
 
Par ailleurs, cette réorganisation entraîne toute une série de changements dans les compétences et les conditions de travail sans que le CHSCT ait été consulté. Une fois de plus, il y a entrave au fonctionnement des instances représentatives du personnel.
 
Hier Jean-François Mondout remercié après 12 ans, aujourd’hui, Patricia Bellec après 22 ans, … à qui le tour demain… ?
 
Mettons fin à cette violence sociale.
Ne les laissons pas faire.
Débrayage vendredi 7 mars 2008 à 12 heures
dans le hall de la Cité

 

  

                           
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REMERCIÉ APRÈS 12 ANS AU SERVICE DE LA CITÉ
Un salarié détaché de la mairie de Paris depuis 12 ans à la CSI (DPM / production AV puis DE / DAMI par une réorganisation très récente) vient de se faire signifier par son directeur que la CSI ne renouvellera pas au 1er janvier 2008 son contrat de détachement pour 3 ans.
Pourtant le 2 octobre, la DRH lui a demandé par mail de confirmer sa volonté de poursuivre son détachement, ce qu'il a fait, le 8 octobre dernier, avec l'aval de sa hiérarchie.
Quelles sont ses fonctions ? Il assure, seul depuis 12 ans, la gestion des stocks, l'archivage, la base de données et la diffusion de tous les programmes audiovisuels de la CSI. Ce poste se trouve en interface avec la quasi-totalité des directions et sa connaissance unique de tous les audiovisuels produits par et pour la CSI en fait la mémoire audiovisuelle de la Cité. Un seul exemple, c'est à lui que s'adresse la direction de la Com. lorsqu'il faut fournir des images aux médias, mais aussi à la DARI, la direction des expos, la DSS, ou encore la médiathèque, les CCSTI... et peut être à une chaîne des sciences sur Internet portée par la Cité, projet que le président a évoqué lors de ses visites dans les directions.
Cette mémoire ne s'acquiert pas en un jour, ni en trois mois, ni même au prix d'une formation accélérée ! Il est malheureusement nécessaire de le rappeler à ceux censés connaître les métiers et gérer les ressources humaines. Les compétences et les savoir-faire dont nous parlons ici sont de ceux qui requièrent une connaissance pratique et pas seulement théorique ainsi que de l'expérience et du temps pour atteindre la performance !
 
Pourquoi son contrat n'est-il pas renouvelé ?Selon son directeur, uniquement pour des raisons budgétaires, selon la direction générale au CE du 26/10, une volonté de la mairie de Paris (c'est absolument faux, on le sait !).
La direction générale souhaite « délester » la Cité de bon nombre de salariés en adoptant la même stratégie. Pour les MAD, elle fait croire qu’elle répond à un souhait du ministère de l'éducation nationale. Ce qui est aussi faux !
Combien coûte-t-il  en classe 06 depuis 12 ans ?! On avouera que c'est d’un grand poids pour la masse salariale ! Alors que la Cité paye beaucoup plus cher des chargés de missions pistonnés et imposés du jour au lendemain par on ne sait qui exactement, sur on ne sait quelle mission. Que le Président est salarié à plein temps et n’assure qu’un mi-temps. Que l’on recrute son assistante à l'extérieur parce que les 6 postulantes internes ne font soi-disant pas l'affaire (qu'est-ce qu'on est mauvais à la Cité pour l'assistanat !) Que l'on ne trouve rien à redire pour lui mettre à disposition 3 chauffeurs...
TPSVP
 
 
 
Combien coûtera son départ ? Une DRH qui connaît sur le bout des doigts les métiers de la Cité en vue de réactualiser la grille de classification, qui a réuni les équipes pour comprendre l'activité, l'organisation et le fonctionnement de chaque service, qui veille aux compétences de chacun et chacune sur les ressources humaines ; cette DRH ne doit pas manquer de savoir qu'en se prononçant pour le non renouvellement du contrat de notre collègue et à travers lui de cette compétence elle :
- Désorganise un département entier,
- Impacte sur le travail de tous les collègues,
- Se prive de sa mémoire audiovisuelle,
- Choisit de rendre inopérante la capitalisation des données audiovisuelles,
- Supprime des savoir-faire à la Cité,
- Met en danger la conception/réalisation de nombreux projets futurs.
La direction ne devrait pas manquer d'évaluer non plus l'éventuel coût de la sous-traitance de cette activité avant de prendre sa décision :
- Gestion d'un stock supérieur à 2500 films/programmes et les contrats de production liés,
- Diffusion à l'étranger et en régions,
- Gestion des droits et des spécificités contractuelles,
- Gestion et mises à jour des bases de données (qu'il a intégralement créées),
- Interface technique et conseils.
Comment la direction pense-t-elle gérer la réactivité nécessaire aux multiples demandes expresses des services externes et internes avec de la sous-traitance ?
Demain, pour fournir les images nécessaires au projet Web TV souhaité par le Président, qui aura la connaissance de notre fond audiovisuel et des droits associés ?
Avec le départ de Jean-François, ce serait une partie non négligeable de nos productions et de nos services qui perdraient toute visibilité!
Nous demandons l’intégration de notre collègue.   

 

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Mercredi 5 mars 2008

undefinedPitié pour les stock-options !!!!!!!!

 

 

Vous savez ce que sont les stock-options… Enfin, vous en avez entendu parler… à la télé, pas dans votre entourage, bien sûr…

 

"Attribution au salarié d’une option sur un certain nombre de titres de l’entreprise à un prix fixé et avec une décote par rapport au cours boursier du moment de l’attribution".

 

Cela se traduit par ces sommes faramineuses attribuées à des patrons ou des hauts cadres, qui sont particulièrement choquantes alors que 7 millions de français vivent en dessous du seuil de pauvreté (800 euros par mois), et que la plupart des français connaissent un grave problème de pouvoir d'achat.

 

Ainsi, le PDG de la Société générale, dont on parle beaucoup actuellement, a perçu 7 millions d'euros de plus-values sur ses stock-options depuis décembre 2006.

 

Ceci nous amène à penser à Edith Henrion-d'Aubert, épouse de notre maire. Nous n'avons pas l'habitude de parler des conjoints, mais il se trouve qu'elle est activement présente à Laval depuis quelques jours pour faire la campagne de son époux. Nous souhaitons donc mieux la connaître.

 

De profession, Edith est directrice générale de l'association patronale "Croissance plus", qui assure des actions de lobbying en faveur du patronat, auprès des pouvoirs publics et des parlementaires (pour l'un d'entre eux, elle n'avait pas loin à aller, à une certaine époque…).

Parmi ses récentes actions de lobbying, empêcher la taxation des stock-options. Et elle s'en explique dans son édito de novembre 2007.

 

Bernadette Chirac avait les pièces jaunes, 
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Edith Henrion d'Aubert a les stock-options. À chacun ses bonnes œuvres…
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Novembre 2007

Edito d'Edith Henrion d'Aubert

                                                                Stock Options :
                                               Une bataille de perdue… (épisode 1) 
                            Une porte étroite... Mais le combat continue ! (épisode 2)


Une bataille de perdue…
Notre lobbying intensif des dernières semaines n’a pas suffi à faire prévaloir la voix de CroissancePlus en vue de soustraire les stock options à la volonté de taxation alourdie du législateur. CroissancePlus s’est pourtant battue - et continue de se battre - pour que cette nouvelle taxation ne s’applique ni aux PME de croissance ni aux Jeunes Entreprises Innovantes.

Dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008 (PLFSS), l’amendement du Député Yves Bur (UMP) qui soumet les stocks options aux cotisations sociales (2,5%) a donc malheureusement été voté le 25 octobre 2007 à l’Assemblée nationale sans que soient retenues les propositions de CroissancePlus :  « Cet amendement instaure une cotisation patronale de 2,5% des stock-options au moment de l'attribution ainsi qu’une cotisation salariale - également de 2,5% - sur la plus-value dégagée par le bénéficiaire lors de la levée de l'option. Il est enfin prévu pour les chefs d'entreprises une cotisation patronale de 10% sur les attributions gratuites d'actions ».

Une porte étroite… mais le combat continue :

-
deux amendements rédigés par CroissancePlus ont été discutés à l’Assemblée nationale, mais malheureusement pas adoptés,
- des contacts sont en cours auprès du Gouvernement, et en particulier auprès du Ministre du Budget,
- de nombreuses interventions CroissancePlus se sont faites entendre dans les médias. Les communiqués de presse tombent en cascade :
        - de « Stock Options : NON à plus de charges, OUI à plus d’intéressement ! » (14/09/07) 
        - à « CroissancePlus déplore l’impact négatif de l’affaire EADS sur les SO » (5/10/07), 
        - en passant par « Stop aux charges sociales sur les stock options ! » (5/10/07),

« Sauvons les stock options », tel est le message martelé sans relâche par Geoffroy Roux de Bézieux, notre Président, Olivier Edwards, notre Secrétaire général et bien d'autres...
Car même si d’expérience nous avons conscience que la porte stock options est étroite, nous savons également que les grandes batailles se gagnent dans la durée !
 

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Mercredi 30 janvier 2008

Quand d'Aubert confond "speed dating" et C.A.P....

 7 minutes, c'est ce qu'a duré la C.A.P. de catégorie A réunie le jeudi 30 janvier 2008 à 10 heures pour étudier l'avancement au grade d'administrateur.

Rappelons que le "Speed dating", que d'Aubert pratique pendant sa campagne électorale (il en a fait un au bar le Cap Horn le 23 janvier), consiste en un face à face de 7 minutes entre 2 personnes qui se draguent... 

Le personnel était "représenté" par 2 agents tirés au sort, MM Olivier Michaud et Michel Galvane, en remplacement des vrais représentants du personnel, MM Philippe Serre et Jean-Claude Areski, écartés car concernés personnellement. Les syndicats avaient demandé, en vain , que la CAP soit divisée en 2 temps, l'un des délégués siégeant  sans l'étude de son dossier, puis inversement. D'Aubert a refusé.

Contrairement à MM. Delory et Le Callennec, qui ont refusé de siéger, MM. Michaud et Galvane, par ailleurs subordonnés de l'agent proposé à l'avancement de grade, ont accepté de siéger "sans état d'âme", sans intervenir, sans demander lecture des rapports concernant les autres collègues, et votant à l'unanimité la proposition du maire UMP. Celui-ci, écartant des candidats ayant 20 ans, 15 ans et 14 ½ ans d'ancienneté dans le grade de directeur, a choisi Odile Nedjaiï, 3 ans d'ancienneté dans le grade de directeur, mais ayant le mérite d'être la responsable fonction publique de la fédération UMP de la Mayenne.

L'Etat UMP obligatoire favorise les copains. 

Jean-Jacques Delory ne cachait pas sa satisfaction à l'issue de cette courte CAP : "Voila des réunions comme je les aime". C'est sûr que des CAP ou des CTP sans syndicats, c'est beaucoup plus reposant, et bien moins gênant. Seul inconvénient pour lui : en raison d'une séance si courte, il n'a pas eu le temps de lire son journal, comme il le fait d'habitude, signe de tout l'intérêt qu'il porte au dialogue social, à tel point qu'au dernier CTP des élus n'ont pas manqué de le lui faire discrètement mais fermement remarquer en cours de réunion !

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Lundi 21 janvier 2008

 Le Système favorise ses copains 

 

En 1995, M. d'Aubert déclarait solennellement dans "les 15 principes de bonne gestion" de sa Charte : 

 

"L'impartialité municipale doit être le pendant naturel de l'impartialité de l'Etat. J'y veillerai personnellement, que ce soit dans les relations avec les employés municipaux, les organisations syndicales ou l'opposition municipale...". 

 

La dernière illustration de l'application de ce principe est l'avancement au grade d'administrateur, désormais possible dans les villes comme Laval, à raison d'un par an. 

 

La Commission administrative paritaire de catégorie A est convoquée à cet effet pour ce mercredi 30 janvier 2008, à 10 heures. 

 

Se retranchant derrière le statut, les deux seuls représentants du personnel siègeant dans cette formation ont été écartés de la Commission car concernés personnellement. 

 

4 fonctionnaires de catégorie A seulement pouvaient être tirés au sort pour les remplacer. MM Delory et Le Callennec, avec un certain panache, ont déclaré au préalable qu'ils refuseraient la fonction.

 

 

Les 2 restants, MM. Michaud et Galvane ont accepté. Les représentants du personnel leur ont donc écrit en leur demandant de refuser de siéger, mais ils ont accepté sans état d'âme.

Leur désistement, comme l'ont fait MM. Delory et Le Callennec, aurait, en effet, obligé le maire à faire 2 réunions de la CAP, un représentant du personnel concerné statuant sans son dossier, puis son collègue faisant ensuite de même. 

 

Les 2 "tirés au sort" auront à se prononcer sur la seule candidature proposée par d'Aubert à l'avancement d'administrateur pour 2008 : celle d'Odile Nedjaaï, qui aura eu une carrière bien rapide puisqu'elle n'a que 3 années d'ancienneté dans le grade de Directeur. Trois autres candidats ont respectivement 20 ans, 15 ans et 14 ½ ans d'ancienneté dans le grade de directeur. 

 

Mais l'un a été secrétaire général adjoint sous la municipalité d'André Pinçon, et les 2 autres sont délégués syndicaux. 

 

Odile, elle, est responsable de la section UMP - fonction publique de la Mayenne. 

 

Quant aux "2 tirés au sort" qui constitueront cette CAP exceptionnelle, ils sont sous les ordres d'Odile ! 

 

Voilà, avec cette dernière CAP de l'ère d'Aubert, un très bel exemple d'impartialité...

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Lundi 14 janvier 2008

 

 Yannick Favennec flingue d'Aubert par ricochet 

 

Notre vieille connaissance, Yannick Favennec, mérite bien d'être baptisé le « Lucky Luke du Nord-Mayenne », car il tire plus vite que son ombre et est à l'origine d'une belle bavure. 

 

Parti à la conquête de la Mairie de Mayenne, avec son expérience de la Mairie de Laval au fond de sa poche, il vient d'attaquer son adversaire représentant la municipalité sortante sur l'absence de crédits pour le développement économique dans le budget 2008. Celui-ci a eu beau jeu de lui expliquer que la compétence économique relevait de la Communauté de Communes. C'est vrai que Yannick, à Laval, mélangeait déjà un peu les deux...

 

Mais pour se défendre, il vient de flinguer son ancien patron d'Aubert.

 

En effet, depuis quelques jours, à l'occasion de toutes les cérémonies de voeux, d'Aubert se vante d'un pourcentage de chômeurs de 4,8 % à Laval. Et voila ce que déclare Favennec dans Ouest France du 14 janvier 2007, parlant de Mayenne :

 

« Cette autosatisfaction est insupportable. Le chômage est faible ? bien sûr, puisqu'on l'exporte ! Les jeunes ne veulent pas rester à Mayenne. Ici, ils n'ont pas confiance en l'avenir ».

 

Après quoi, 2ème balle perdue, Yannick vante les bienfaits pour la population d'avoir un député-maire !!! Voilà qui va aller droit au coeur de d'Aubert, battu aux législatives le 17 juin dernier.

 

Ces deux là, ils auraient eu intérêt à se téléphoner, ce qui ne devrait pas poser de problèmes à Favennec qui, au bout du fil, est intarissable : entre le 24 juillet 1997 et le 26 mars 1998, il avait dépensé aux frais de la Ville de Laval, et donc du contribuable,  la modique somme de 26 304,71 francs en 8 mois, ce que le Vecteur avait révélé, détail de la facture municipale à l'appui !

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Dimanche 13 janvier 2008

Le 10 janvier 2008, à l'occasion des derniers voeux, lors de son ultime prêche, l'adjoint au personnel, André Troadec, nous disait non seulement combien il aimait "se faire plaisir", mais aussi combien il "avait donné de sa personne pour que chaque agent municipal puisse s'épanouir pleinement à son travail".

 

Dès le lendemain, la Ville de Laval recevait en provenance du tribunal administratif de Nantes un jugement n°05710 apportant un bien cruel démenti aux propos de l'adjoint au personnel.

 

Dans son jugement, le Tribunal Administratif de Nantes prononçait la condamnation de la ville à verser à notre collègue Annie Prat d'une part la somme de 4000 € pour l'indemniser du préjudice subi du fait du comportement de la hiérarchie à son égard et d'autre part la somme de 150 € au titre des frais de procédure.

 

La rédaction du jugement est édifiante sur le sort réservé à notre collègue Annie PRAT :

 

« Sur les conclusions indemnitaires :

 

Considérant qu'il résulte de l'instruction que les attributions professionnelles de Mme PRAT ont été amoindries consécutivement aux arrêtés de réorganisation des services édictées les 26 juin 2003 et 22 décembre 2004 ; que la lettre du 22 décembre 2004 sus-mentionnée ne lui propose une affectation qu'à concurrence d'un mi-temps sans lui préciser quelles seraient ses attributions pour l'autre mi-temps alors qu'elle travaille à plein temps: que Mme PRAT s'est vue adresser des demandes d'explication assorties de graves reproches, au demeurant non fondés, quant à sa manière d'assumer ses fonctions ; que le comportement de la ville de Laval à son égard est, dans cette mesure, fautif et de nature à engager sa responsabilité ;

 

Considérant que si Mme PRAT fait valoir que les arrêts de travail qui lui ont été accordés trouvent leur origine dans les difficultés rencontrées sur le lieu de travail, elle ne l'établit pas ; que, de même, elle ne justifie pas avoir subi un préjudice de carrière ; qu'en revanche, le comportement de la hiérarchie à son égard, à raison notamment de l'incertitude professionnelle dans laquelle elle a été placée, des reproches ou accusations infondés qui lui ont été adressés, a porté atteinte à sa réputation professionnelle et lui a causé un préjudice moral ; que, dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une équitable appréciation de ces chefs de préjudice en condamnant la ville de Laval à lui verser une somme de 4.000 euros, tous chefs de préjudice confondus ; »

 

Nous rappelons que Madame Prat, à l'occasion de la réorganisation de juillet 2003, avait été dépouillée de l'essentiel de ses responsabilités en étant affectée à une direction croupion intitulée « Géomatique et services communs ». Le tribunal administratif de Nantes a ensuite eu l'occasion d'annuler pour détournement de pouvoir l'arrêté du maire instituant cette direction (jugement n° 0304379 du 21 juillet 2004, actuellement en cours d'instruction au Conseil d'Etat). En exécution de ce jugement, la ville avait supprimé la direction « Géomatique et services communs » de Madame Prat, la laissant de ce fait et pendant plusieurs mois sans aucune affectation. Madame Prat avait ensuite été réaffectée sur un poste aux musées en remplacement d'un agent employé à mi temps.

 

Ce jugement montre aux nombreux agents qui, après avoir été reçus et culpabilisés par M. Troadec, ont été déplacés, ont vu leurs responsabilités amputées, ont été humiliés, qu'il ne faut jamais se résigner et que la justice condamne de telles pratiques pour peu qu'elle en soit saisie.

 

Ce jugement devrait être longuement médité par ceux qui, au gré des réorganisations, ont repris des responsabilités de collègues et le fruit de leur travail alors que ceux-ci étaient frappés par la disgrâce et collés dans un placard. Nous leur rappelons le vieil adage « bien mal acquis ne profite jamais ».

 

Enfin, ce jugement devrait être tout particulièrement médité par ceux qui s'apprêtent, à nouveau, à dépouiller Madame Prat de ses responsabilités actuelles au musée, sous couvert, une nouvelle fois, d'une réorganisation qui n'aura même pas été présentée au Comité Technique Paritaire.

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Jeudi 10 janvier 2008

Comment d'Aubert a résolu  son  problème

     Malin comme un singe : chaque fois qu'il va tomber, d'Aubert se raccroche à une branche délicatement tendue par ses amis politiques. En voilà un qui ne connaîtra jamais le chômage, ni même les fins de mois difficiles ! 

 

 

Renvoyé du gouvernement le 1er juin 2005, il a bénéficié dès lors d'une reprise de carrière bien rapide, et de la création des postes nécessaires bien à temps. Qu'on en juge :

Dans son ancienne carrière de fonctionnaire (Cour des Comptes), M. d'Aubert a bénéficié en cet été 2005 de 2 promotions en quelques semaines : d'auditeur de 1ère classe en conseiller référendaire de 2ème classe par décret du 3 août 2005 (JO du 5 août 2005), puis de conseiller référendaire de 2ème classe en 1ère classe par décret du 14 septembre 2005 (JO du 15 septembre 2005) !

Bien que cela n'ait rien à voir, bien évidemment, M. d'Aubert avait cessé d'être ministre au 1er juin 2005. La République rémunère les ministres encore 6 mois après leur départ et M. d'Aubert arrivait donc en fin de droits au 1er décembre 2005.

Le lundi 21 novembre 2005, était donc créée une nouvelle fonction : " Haut représentant pour la réalisation en France du projet international de réacteur expérimental thermonucléaire dit projet ITER" avec rang d'Ambassadeur (décret n°2005-1438 du 21/11/05, avec publication au Journal Officiel le 22 novembre 2005). 

Dès le 23 novembre 2005, M. d'Aubert a été nommé à ce poste en Conseil des Ministres. 

Même manoeuvre en 2007. Battu lors des élections législatives du 17 juin 2007, il s'est retrouvé immédiatement nommé président de la Cité des sciences de la Villette.

La revue "Capital" n°196 de janvier 2008, journal pourtant très proche des milieux économiques et patronaux, publie une grande enquête sur "Les recasé de la Chiraquie". Concernant notre maire, "Capital" écrit :

 

"C'est le cas par exemple de François d'Aubert, un chiraquien sarkocompatible, qui occupe la présidence de la Cité des sciences et de l'industrie ; il était ministre de la Recherche sous Raffarin. Seul problème, d'Aubert ne bosse que le mardi et le mercredi, le reste de la semaine étant consacré à sa campagne municipale à Laval. Pour ce petit mi-temps, il touche quand même 7 000 euros par mois avec une Laguna de fonction toute neuve et chauffeur".

 

Pas à dire, d'Aubert sait comment travailler peu pour gagner plus.

 

Car à ces émoluments s'ajoutent ses indemnités de la Mairie de Laval et celles de Laval-Agglo. Il a également à Laval une superbe 607 et 2 chauffeurs (Yves et Edouard).

 

Ce qui fait, en matière de dépense publique et de privilèges que ses amis dénoncent pourtant régulièrement lorsqu'il s'agit des petits fonctionnaires, 2 voitures, 3 chauffeurs et 3 payes pour une seule personne.

 

Décidément, d'Aubert n'est pas un français moyen, ni un "Monsieur Tout le monde" : c'est vraiment quelqu'un...

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Mardi 8 janvier 2008

Cadeau de d'Aubert pour les voeux au personnel : une paire de jumelles !

 

 

 

 

Pour donner l'illusion de sa proximité avec les agents de la Ville, sans doute...

 

 

Ou pour l'apercevoir de loin de temps en temps après la mi-mars...

 

 

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Mercredi 12 décembre 2007

  "Que les gros salaires lèvent le doigt !"

   

  Vendredi 14 décembre 2007, le conseil municipal de Laval se réunit. À l'ordre du jour, le vote d'une délibération (PAG - 2 n° S 403) renouvelant l'emploi contractuel de directeur de la communication.

 Ce rouage essentiel du système d'Aubert en est aussi tout un symbole. Nous sommes là dans des rémunérations que vous ne pourriez pas imaginer même dans vos rêves les plus fous : il sera payé sur l'indice brut 938, et percevra en plus l'IFTS. Avec plus de 4 000 euros  par mois (48 000 euros par an) , c'est l'équivalent de 3 adjoints administratifs !

 Pour d'Aubert, communiquer sur son image n'a pas de prix, mais pour le contribuable lavallois, cela a un coût ! 

  Le plus drôle, c'est que cette délibération intervient 15 ans, presque jour pour jour, après une violente diatribe de MM. d'Aubert et Lépine au conseil municipal du 11 décembre 1992. Ils étaient alors dans l'opposition, situation qui facilite les positions vertueuses, et tenaient le même discours que Force Ouvrière qui pourfendait déjà ce genre de pratique pour le même emploi de directeur de la communication.

 Que disait Paul Lépine le 11 décembre 1992 ?  

 

"On constate que, depuis quelques temps, on ouvre le tiroir caisse assez largement en ce qui concerne la création de postes de contractuels"... et Paul demandait à ce que le poste soit pourvu en interne, parmi les fonctionnaires en place : "Je considère que, dans le personnel que nous avons à la municipalité, il y aurait sûrement quelqu'un qui aurait certainement accepté le poste de Directeur de la communication, avec quelques formations".  

 

Que disait François d'Aubert le 11 décembre 1992 ?  

 

"Moi, Je m'interroge...  sur l'opportunité de créer un poste de Directeur de la communication... En effet, nous sommes dans une période d'austérité, est-ce bien le moment d'alourdir les structures administratives de la ville, comme c'est le cas avec un directeur de la communication ?  

 

Puis d'Aubert, s'inspirant lui aussi des prises de positions de FO, se mettait à défendre le statut de la fonction publique :  

 

"Or, nous sommes dans un système de fonction publique dont l'originalité du recrutement doit rester principalement le concours... 

 

Lisez le texte intégral de ce débat au Conseil municipal du 11 décembre 1992 : vous allez bien rire (ou peut-être pleurer, car, finalement, de tels revirements, c'est assez triste...).  

 

Puis, voulant se mettre la presse dans la poche, d'Aubert se lançait dans un grand discours sur les différences de salaires entre le directeur contractuel de la communication de la Ville de Laval et les journalistes locaux:  

 "18 000 F net (NDLR : en 1992) par mois, c'est un montant qui n'est quand même pas négligeable et, dans les métiers de la communication à Laval (interrogez les journaux, Ouest France, le Courrier de la Mayenne, Radio France-Mayenne), je ne suis pas convaincu qu'il y ait beaucoup de salaires qui dépassent 18 000 F ou qui même l'atteignent".

 Et il demandait :  

 

"Ce serait  très bien que les journaux puissent s'aligner sur les tarifs municipaux, mais n'est-ce pas un peu paradoxal que le métier de la communication publique soit mieux payé que celui des journaux, des radios, voire même certaines télévisions".  

 

Dans la bouche du fondateur de Radio-Perrine, c'était un avis autorisé !