Le 1er CTP !
La 1ère réunion du Comité Technique Paritaire s'est tenue le jeudi 3 juillet 2008 à l'Hôtel de Ville.
Tout d'abord, il convient de noter que, désormais, ce sont exclusivement des élus qui siègent pour la représentation municipale (à l'exception du futur DGS). Les élus n'hésitent pas à prendre la
parole librement, l'ambiance est plus propice au dialogue.
D'entrée, chaque organisation syndicale a prononcé une déclaration solennelle condamnant les pratiques sociales et l'absence de dialogue sous la municipalité précédente. Chacun a souhaité que les réunions des instances paritaires soient des temps de travail serein et de réflexion sérieuse.
FO a toutefois mis en garde : "Nous ne sommes pas un syndicalisme d'accompagnement. Nous n'accepterons pas demain ce que nous avons combattu hier !"
Le premier point de l'ordre du jour, l'agrément des maîtres de stage pour les apprentis, a fait l'unanimité.
"ça ne durera peut-être pas 6 ans" a souligné avec malice un délégué FO…
Pas de surprise ! le bilan social de la Ville et du CCAS pour la période passée a fait l'objet d'un rejet unanime des représentants syndicaux et de l'abstention des nouveaux élus municipaux.
"Ce n'est pas un bilan, mais un dépôt de bilan" a déclaré FO, en demandant que soient tirées 4 leçons pour l'avenir concernant : le malaise social, les effectifs du personnel, l'organisation des services et la restauration des principes républicains dans la gestion de la collectivité.
Autre point de l'ordre du jour : la réorganisation du musée. Les 3 syndicats (CGT, CFDT et FO) ont été très sévères sur la
réorganisation mise en œuvre au musée à la fin de l'époque d'Aubert, tant sur la méthode (refus de saisir le CTP) que sur le fond (flexibilité et annualisation du temps de travail, semaines de 44
heures, 11 jours de travail consécutifs, plannings diffusés en dernière heure, pas de lieu correct pour manger le midi, etc…).
Le représentant du maire, M. Lefeuvre, a été très clair : les nouveaux plannings n'entreront pas en vigueur, décision applicable immédiatement. Un groupe de travail, avec les syndicats et un médiateur extérieur, sera mis en place à la rentrée pour réfléchir à la réorganisation du musée.
FO et la CFDT ont demandé le recrutement d'un conservateur des musées et d'un véritable directeur de la culture.
Pour les écoles, avec la
suppression du samedi scolaire : une enquête a été réalisée. Pas de changement d'horaires pour la rentrée, mais les agents qui souhaitent travailler le mercredi au lieu du samedi le
pourront après information auprès de leur hiérarchie. Des services à faire dans les centres de loisirs n'interviendront qu'ultérieurement, sur la base du volontariat, et après formation. Une
réflexion s'engagera à la rentrée.

Chacun se souvient de lui : ancien membre
du Parti Communiste venu d'Argenteuil, il
lança immédiatement à Laval plusieurs innovations toujours en vigueur, allant dans le sens d'une grande justice entre les travailleurs : pour le Directeur général des Services, et lui seul, un
logement de fonction de haut standing, avec eau, gaz, électricité, téléphone, etc… gratuits, et la voiture de fonction haut de gamme avec options, y compris pour partir en vacances aux frais du
contribuable.
Dès
lors, le dialogue avec les syndicats et la recherche d'économies devenaient difficiles.
Patrick
Ayache parti, son successeur Jean-Pierre Bonet accentua le mouvement : mise en surnombre de délégués syndicaux, contentieux multiples, vie paritaire tumultueuse, dialogue improductif,
réorganisations en série.



D'Aubert a annoncé la "refonte rapide du régime indemnitaire" en y introduisant la notion de mérite appuyée sur l'évaluation. C'est là un revirement complet par rapport à leurs affirmations quant à l'absence de lien entre évaluation, avancement de grade et d'échelon, et modulation du régime indemnitaire. Qui perdra, qui gagnera, à vous de deviner ! En fait, venant après la dernière augmentation de 30 euros obtenue pour les catégories C (alignement demandé par les syndicats sur le régime de Laval Agglomération), c'est vouloir rapidement reprendre d'une main ce qu'il a dû accorder de l'autre pour assurer d'urgence un équilibre budgétaire très précaire.




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