Système d'Aubert

Présentation

Mercredi 2 avril 2008

S'il existe un syndicat tout à fait particulier, c'est bien le Syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales (SNDGCT).

Son activité est cyclique, il fonctionne réellement pendant une courte période, tous les six ans, à l'occasion des élections municipales pour s'offusquer de voir certains de ses adhérents débarqués un peu précipitamment après une alternance municipale.

Tous les six ans, c'est donc la même ritournelle, Stéphane Pintre son président, cite "la charte déontologique des DG",  rappelle chacun à la raison, à la médiation, et au respect des textes, des fonctions et des personnes, dans cette période chahutée. C'est tout à la fois noble, beau et émouvant...

Mais, malheureusement pour ce "syndicat", entre deux élections, on ne l'entend jamais se plaindre ou s'offusquer du respect des textes, des fonctions et des personnes lorsque certains de ses adhérents sont les maîtres d'oeuvre serviles de réorganisations de services municipaux visant à placardiser des agents en disgrâce ou même à chasser des représentants de véritables syndicats en supprimant leur poste de travail.

Nous sommes bien placés au syndicat Force Ouvrière de Laval pour savoir ce dont peuvent être capables des équipes de direction inféodées à un pouvoir municipal prêt à faire n'importe quoi.

Nous nous souvenons parfaitement de "la dispense de présence physique et de toute tâche" qui avait été généreusement accordée en 1998 par un adhérent du SNDGCT à 4 cadres dont deux portaient des vrais mandats syndicaux de notre organisation. Nous nous souvenons également avoir sollicité en vain l'aide de ce prétendu syndicat. Il avait alors choisi la solidarité avec son adhérent qui pilotait l'opération de purge des services.

Ne soyons pas trop sévères, entre deux élections l'activité du SNDGCT est certes faible mais elle n'est pas totalement nulle. Il réussit même à obtenir des résultats significatifs mais pour ses seuls adhérents en nombre très limité.

La méthode qu'il affectionne est le lobbying sur les moquettes moelleuses de l'Assemblée Nationale et du Sénat. Cumul des mandats oblige, les sénateurs et députés, qui font les lois, sont aussi les patrons des exécutifs locaux. C'est bien pratique et cela permet, à l'occasion d'amendements cavaliers, de faire passer quelques douceurs dans de discrètes  lois de finances votées dans la moiteur de l'été : légaliser la pratique du logement de fonction et la gratuité de l'eau, de l'électricité, du gaz, du fioul, du téléphone... légaliser l'attribution de voitures de fonction avec son droit de tirage à la pompe à essence ou encore instituer de coquettes primes de performance et d'efficacité qui peuvent aller jusqu'à 1600 € par mois... Autant d'avantages très conséquents qui ont permis aux adhérents du SNDGCT de relativiser la lourdeur de leur charge et la précarité de leur statut.

Son président, M. Stéphane Pintre, dans son interview à la Gazette des Communes du 2 avril 2008 (voir ci dessous) s'émeut de "certaines situations difficiles" dans les villes moyennes où les directions générales sont d'ores et déjà mises à l'écart (Valence, Niort...). Il précise que la garantie de six mois permet "de faire le constat de la possibilité ou non de travailler ensemble". 

Selon notre organisation, il convient d'analyser chaque cas d'espèce notamment au regard du comportement passé des directions générales et plus spécifiquement de la légalité des actes qu'elles ont contribué à mettre en oeuvre notamment en matière de gestion du personnel.

A cet égard, le cas de la direction générale de la Ville de Laval est désespéré. 

Soyons très clair : pour notre organisation syndicale, le maintien de la direction générale en l'état est un réel obstacle à la restauration d'un dialogue social normal qu'il est pourtant urgent de restaurer au sein de notre collectivité.

 

publié dans : Municipales 2008
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