Système d'Aubert

Présentation

Lundi 14 janvier 2008

 Gérard se détache tout seul...

 

Le 30 janvier 2003, à 9 heures, la CAP de catégorie A se réunissait et émettait un avis sur le détachement de Gérard Chesneau sur l'emploi fonctionnel de directeur général adjoint des services, en charge des ressources (humaines et financières, DSIT), pour une durée de 5 ans.

 

Il faut un délai de 15 jours pour convoquer la commission paritaire, et nous sommes le 15 janvier 2008. La rumeur se confirme donc. Gérard ne souhaite pas le renouvellement de son détachement sur emploi fonctionnel.

 

Curieusement, depuis quelques jours, l'entourage de d'Aubert, conscient que Gérard n'est pas très populaire dans le personnel, fait courir le bruit que c'est le Maire qui ne souhaiterait pas le renouvellement de ce détachement, comme pour se dédouaner et désigner un bouc émissaire pour ses échecs à l'approche des élections municipales. Mais personne n'est dupe.

Gérard a été un parfait exécutant du Système, même si ses relations avec André Troadec, adjoint au personnel, ne sont pas des meilleures. Troadec jalouse quelque peu Gérard d'avoir mené à bien plusieurs groupes de travail avec les syndicats, et ce dans une certaine convivialité.

 

En fait, sous un abord un peu brut, Gérard cache (et cache bien !) un esprit des plus fins.

 

Il sait que l'alternance politique ne fait pas de doute, et toutes les analyses des médias nationaux enquêtant sur Laval le confortent en ce sens. Contrairement à d'autres, Gérard n'ira pas en cachette rencontrer le futur maire, ce n'est pas son genre. Alors il se replie sur son grade de directeur des ressources humaines dont il sait qu'il ne pourra pas être facilement délogé, contrairement aux membres restants de la DG qui, comme dans toutes les collectivités, sont soumis aux règles statutaires de l'alternance. Gérard a en effet moins de possibilités de mobilité que Jean-Jacques Delory, qui dispose de solides réseaux professionnels (en pleine activité actuellement) et il est très attaché à sa région mancelle, son équipe de foot, les copains...

 

Dans quelques jours, le 15 février exactement, Gérard va donc rendre ses clefs de voiture et devra désormais prendre son propre véhicule pour venir de Coulaines (72) tous les jours. Fini le péage de l'autoroute prélevé automatiquement chez le Trésorier de la Ville, etc...

Il va travailler moins, et donc gagner moins.

par Libre publié dans : au coeur du système
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Lundi 14 janvier 2008

 

 Yannick Favennec flingue d'Aubert par ricochet 

 

Notre vieille connaissance, Yannick Favennec, mérite bien d'être baptisé le « Lucky Luke du Nord-Mayenne », car il tire plus vite que son ombre et est à l'origine d'une belle bavure. 

 

Parti à la conquête de la Mairie de Mayenne, avec son expérience de la Mairie de Laval au fond de sa poche, il vient d'attaquer son adversaire représentant la municipalité sortante sur l'absence de crédits pour le développement économique dans le budget 2008. Celui-ci a eu beau jeu de lui expliquer que la compétence économique relevait de la Communauté de Communes. C'est vrai que Yannick, à Laval, mélangeait déjà un peu les deux...

 

Mais pour se défendre, il vient de flinguer son ancien patron d'Aubert.

 

En effet, depuis quelques jours, à l'occasion de toutes les cérémonies de voeux, d'Aubert se vante d'un pourcentage de chômeurs de 4,8 % à Laval. Et voila ce que déclare Favennec dans Ouest France du 14 janvier 2007, parlant de Mayenne :

 

« Cette autosatisfaction est insupportable. Le chômage est faible ? bien sûr, puisqu'on l'exporte ! Les jeunes ne veulent pas rester à Mayenne. Ici, ils n'ont pas confiance en l'avenir ».

 

Après quoi, 2ème balle perdue, Yannick vante les bienfaits pour la population d'avoir un député-maire !!! Voilà qui va aller droit au coeur de d'Aubert, battu aux législatives le 17 juin dernier.

 

Ces deux là, ils auraient eu intérêt à se téléphoner, ce qui ne devrait pas poser de problèmes à Favennec qui, au bout du fil, est intarissable : entre le 24 juillet 1997 et le 26 mars 1998, il avait dépensé aux frais de la Ville de Laval, et donc du contribuable,  la modique somme de 26 304,71 francs en 8 mois, ce que le Vecteur avait révélé, détail de la facture municipale à l'appui !

par Libre publié dans : Le système d'Aubert
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Dimanche 13 janvier 2008

Le 10 janvier 2008, à l'occasion des derniers voeux, lors de son ultime prêche, l'adjoint au personnel, André Troadec, nous disait non seulement combien il aimait "se faire plaisir", mais aussi combien il "avait donné de sa personne pour que chaque agent municipal puisse s'épanouir pleinement à son travail".

 

Dès le lendemain, la Ville de Laval recevait en provenance du tribunal administratif de Nantes un jugement n°05710 apportant un bien cruel démenti aux propos de l'adjoint au personnel.

 

Dans son jugement, le Tribunal Administratif de Nantes prononçait la condamnation de la ville à verser à notre collègue Annie Prat d'une part la somme de 4000 € pour l'indemniser du préjudice subi du fait du comportement de la hiérarchie à son égard et d'autre part la somme de 150 € au titre des frais de procédure.

 

La rédaction du jugement est édifiante sur le sort réservé à notre collègue Annie PRAT :

 

« Sur les conclusions indemnitaires :

 

Considérant qu'il résulte de l'instruction que les attributions professionnelles de Mme PRAT ont été amoindries consécutivement aux arrêtés de réorganisation des services édictées les 26 juin 2003 et 22 décembre 2004 ; que la lettre du 22 décembre 2004 sus-mentionnée ne lui propose une affectation qu'à concurrence d'un mi-temps sans lui préciser quelles seraient ses attributions pour l'autre mi-temps alors qu'elle travaille à plein temps: que Mme PRAT s'est vue adresser des demandes d'explication assorties de graves reproches, au demeurant non fondés, quant à sa manière d'assumer ses fonctions ; que le comportement de la ville de Laval à son égard est, dans cette mesure, fautif et de nature à engager sa responsabilité ;

 

Considérant que si Mme PRAT fait valoir que les arrêts de travail qui lui ont été accordés trouvent leur origine dans les difficultés rencontrées sur le lieu de travail, elle ne l'établit pas ; que, de même, elle ne justifie pas avoir subi un préjudice de carrière ; qu'en revanche, le comportement de la hiérarchie à son égard, à raison notamment de l'incertitude professionnelle dans laquelle elle a été placée, des reproches ou accusations infondés qui lui ont été adressés, a porté atteinte à sa réputation professionnelle et lui a causé un préjudice moral ; que, dans les circonstances de l'espèce, il sera fait une équitable appréciation de ces chefs de préjudice en condamnant la ville de Laval à lui verser une somme de 4.000 euros, tous chefs de préjudice confondus ; »

 

Nous rappelons que Madame Prat, à l'occasion de la réorganisation de juillet 2003, avait été dépouillée de l'essentiel de ses responsabilités en étant affectée à une direction croupion intitulée « Géomatique et services communs ». Le tribunal administratif de Nantes a ensuite eu l'occasion d'annuler pour détournement de pouvoir l'arrêté du maire instituant cette direction (jugement n° 0304379 du 21 juillet 2004, actuellement en cours d'instruction au Conseil d'Etat). En exécution de ce jugement, la ville avait supprimé la direction « Géomatique et services communs » de Madame Prat, la laissant de ce fait et pendant plusieurs mois sans aucune affectation. Madame Prat avait ensuite été réaffectée sur un poste aux musées en remplacement d'un agent employé à mi temps.

 

Ce jugement montre aux nombreux agents qui, après avoir été reçus et culpabilisés par M. Troadec, ont été déplacés, ont vu leurs responsabilités amputées, ont été humiliés, qu'il ne faut jamais se résigner et que la justice condamne de telles pratiques pour peu qu'elle en soit saisie.

 

Ce jugement devrait être longuement médité par ceux qui, au gré des réorganisations, ont repris des responsabilités de collègues et le fruit de leur travail alors que ceux-ci étaient frappés par la disgrâce et collés dans un placard. Nous leur rappelons le vieil adage « bien mal acquis ne profite jamais ».

 

Enfin, ce jugement devrait être tout particulièrement médité par ceux qui s'apprêtent, à nouveau, à dépouiller Madame Prat de ses responsabilités actuelles au musée, sous couvert, une nouvelle fois, d'une réorganisation qui n'aura même pas été présentée au Comité Technique Paritaire.

par Libre publié dans : Le système d'Aubert
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Jeudi 10 janvier 2008

Quand on n'aime pas, on compte !

Comme le Vecteur vous l'avait annoncé en avant première, M. le Maire nous a offert une paire de jumelles.

Made in China.

Le Vecteur a enquêté : son coût unitaire est de 3,06 euros sur la base d'une livraison à 1250 exemplaires.

Décidement,  les cadeaux de M. d'Aubert au personnel valent autant que ses promesses…

Voici un extrait du catalogue.

par Libre publié dans : www.fo-laval
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Jeudi 10 janvier 2008

Mériter plus pour gagner plus...

Les voeux du maire au personnel municipal avaient lieu jeudi 10 janvier 2008 à la salle polyvalente, devant une majorité de retraités.

Les mêmes phrases creuses, la même brosse à reluire beaucoup plus insistante en cette année électorale, l'égrenage des services en essayant de ne pas en oublier, le prêche moralisateur de M. Troadec (qui a toutefois avoué qu'il "aimait se faire plaisir..."), de maigres applaudissements, des absences remarquées et significatives d'agents devant recevoir une médaille, l'annonce par d'Aubert du câblage de la Ville, comme au temps d'UPC, le "développement durable" et les "économies d'énergie", alors qu'il avait supprimé le service qui s'en occupait lors de la réorganisation de 1998... Bref, ce fut un remake des 12 années précédentes, avec une louche de promesses électorales, plus à destination de l'électeur potentiel que du fonctionnaire.

Qu'en retenir ?

D'Aubert a tenté d'éteindre l'incendie allumé par son patron Sarkozy au sujet de la suppression des 35 heures : ce qu'il a oublié de préciser, c'est qu'une décision nationale de remise en cause du temps de travail s'appliquerait automatiquement à la mairie de Laval.

D'Aubert a annoncé la "refonte rapide du régime indemnitaire" en y introduisant la notion de mérite appuyée sur l'évaluation. C'est là un revirement complet par rapport à leurs affirmations quant à l'absence de lien entre évaluation, avancement de grade et d'échelon, et modulation du régime indemnitaire. Qui perdra, qui gagnera, à vous de deviner ! En fait, venant après la dernière augmentation de 30 euros obtenue pour les catégories C (alignement demandé par les syndicats sur le régime de Laval Agglomération), c'est vouloir rapidement reprendre d'une main ce qu'il a dû accorder de l'autre pour assurer d'urgence un équilibre budgétaire très précaire.

La prise de position politique et insistante du directeur général des services, Jean-Jacques Delory, en faveur du candidat d'Aubert : "Je vous souhaite mes voeux de réussite dans TOUTES vos actions en 2008". On se souvient de sa présence remarquée à la réunion de l'UMP le soir des élections législatives du 10 juin 2007. C'est la première fois qu'un directeur général des services de la mairie de Laval manifeste un engagement politique aussi net en faveur de l'employeur. 

par Libre publié dans : www.fo-laval
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Jeudi 10 janvier 2008

Comment d'Aubert a résolu  son  problème

     Malin comme un singe : chaque fois qu'il va tomber, d'Aubert se raccroche à une branche délicatement tendue par ses amis politiques. En voilà un qui ne connaîtra jamais le chômage, ni même les fins de mois difficiles ! 

 

 

Renvoyé du gouvernement le 1er juin 2005, il a bénéficié dès lors d'une reprise de carrière bien rapide, et de la création des postes nécessaires bien à temps. Qu'on en juge :

Dans son ancienne carrière de fonctionnaire (Cour des Comptes), M. d'Aubert a bénéficié en cet été 2005 de 2 promotions en quelques semaines : d'auditeur de 1ère classe en conseiller référendaire de 2ème classe par décret du 3 août 2005 (JO du 5 août 2005), puis de conseiller référendaire de 2ème classe en 1ère classe par décret du 14 septembre 2005 (JO du 15 septembre 2005) !

Bien que cela n'ait rien à voir, bien évidemment, M. d'Aubert avait cessé d'être ministre au 1er juin 2005. La République rémunère les ministres encore 6 mois après leur départ et M. d'Aubert arrivait donc en fin de droits au 1er décembre 2005.

Le lundi 21 novembre 2005, était donc créée une nouvelle fonction : " Haut représentant pour la réalisation en France du projet international de réacteur expérimental thermonucléaire dit projet ITER" avec rang d'Ambassadeur (décret n°2005-1438 du 21/11/05, avec publication au Journal Officiel le 22 novembre 2005). 

Dès le 23 novembre 2005, M. d'Aubert a été nommé à ce poste en Conseil des Ministres. 

Même manoeuvre en 2007. Battu lors des élections législatives du 17 juin 2007, il s'est retrouvé immédiatement nommé président de la Cité des sciences de la Villette.

La revue "Capital" n°196 de janvier 2008, journal pourtant très proche des milieux économiques et patronaux, publie une grande enquête sur "Les recasé de la Chiraquie". Concernant notre maire, "Capital" écrit :

 

"C'est le cas par exemple de François d'Aubert, un chiraquien sarkocompatible, qui occupe la présidence de la Cité des sciences et de l'industrie ; il était ministre de la Recherche sous Raffarin. Seul problème, d'Aubert ne bosse que le mardi et le mercredi, le reste de la semaine étant consacré à sa campagne municipale à Laval. Pour ce petit mi-temps, il touche quand même 7 000 euros par mois avec une Laguna de fonction toute neuve et chauffeur".

 

Pas à dire, d'Aubert sait comment travailler peu pour gagner plus.

 

Car à ces émoluments s'ajoutent ses indemnités de la Mairie de Laval et celles de Laval-Agglo. Il a également à Laval une superbe 607 et 2 chauffeurs (Yves et Edouard).

 

Ce qui fait, en matière de dépense publique et de privilèges que ses amis dénoncent pourtant régulièrement lorsqu'il s'agit des petits fonctionnaires, 2 voitures, 3 chauffeurs et 3 payes pour une seule personne.

 

Décidément, d'Aubert n'est pas un français moyen, ni un "Monsieur Tout le monde" : c'est vraiment quelqu'un...

par Libre publié dans : Le système d'Aubert
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Mercredi 9 janvier 2008

Claude Martin, qui nous a brutalement quitté le 16 décembre dernier, avait porté l’affaire du financement des bassins d’orage et de la gestion des eaux pluviales devant la justice administrative. Notre ancien adjoint au maire, chargé de l’urbanisme et des travaux, connaissant parfaitement ce dossier, était redevenu un simple abonné au service des eaux et c’est à ce titre qu’il a réussi à obtenir le 10 novembre 2006 l’annulation des délibérations approuvant les budgets 2003, 2004 et 2005 du service public de l’assainissement. Le tribunal administratif de Nantes avait considéré que les délibérations approuvant ces budgets devaient être annulées en tant que les budgets prévoyaient des dépenses sans rapport avec le service rendu aux usagers.

A cette occasion, le Vecteur Libre avait constitué un dossier spécial et une série d’articles que nous vous invitons à redécouvrir pour bien comprendre le siphonage budgétaire que le Système d’Aubert a mis en place depuis plusieurs années. Sa lecture vous sera très utile pour bien comprendre les prochains développements de cette affaire. 

 

Revue de presse sur l'affaire des budgets annulés.
Les réactions du côté de M. d'Aubert-30/11/2006.
Et maintenant que va-t-il se passer ? Que prévoit la Loi ?-30/11/2006.
D'Aubert applique le principe des vases communicants en matière budgétaire...-30/11/2006.
Trois budgets de la Ville de Laval annulés par la Justice : 2003, 2004, 2005 !-14/11/2006.
Le budget assainissement de la Ville en sursis-10/10/2006,
  

 

 

 

 

 

En effet, cette affaire refait surface aujourd’hui. La Ville ayant fait appel des 3 jugements, l’audience de la cour administrative d’appel de Nantes s’est tenue le 8 janvier 2008. Le commissaire du gouvernement a proposé à la cour d’annuler totalement les délibérations approuvant les budgets 2003 et 2004 et laisse le soin à la cour d’apprécier si elle doit faire de même pour la délibération approuvant le budget 2005. 

Ouest France rend compte de cette audience dans son édition du 9 janvier 2008.

« Un vrai débat juridique sur les eaux pluviales.

 

Hier à Nantes, la cour administrative d'appel examinait le recours formé par Laval dans l'affaire des dépenses communales d'assainissement. 

Les travaux relatifs aux eaux pluviales relèvent-ils ou non du budget annexe d'assainissement d'une commune ? Autrement dit, les usagers doivent-ils en supporter le coût, ou non ? Telle était la question tranchée par le tribunal administratif de Nantes en novembre 2006, à la demande d'un Lavallois.

 

Question tranchée par la négative. Hier, la ville de Laval contestait les jugements en appel. Il faut dire que les sommes en jeu sont importantes : 2,7 millions d'euros en 2003 et 293 000 € en 2004 pour un bassin d'orage, d'un côté, et 1,9 million d'euros pour des travaux de séparation des réseaux en 2005. 

L'affaire est d'importance, donc, puisque les délibérations approuvant les budgets communaux 2003, 2004 et 2005 ont ainsi été partiellement annulées. 

Chose que n'aurait pas dû faire le tribunal, selon le commissaire du gouvernement. Ce dernier a estimé que, preuve étant faite dans le dossier que les élus avaient voté les budgets litigieux en toute connaissance de l'illégalité commise, les délibérations auraient dû être annulées en intégralité. 

Le magistrat indépendant a également conclu à l'annulation des délibérations approuvant les budgets 2003 et 2004. Proposant que les travaux liés aux eaux pluviales soient bien considérés par la cour comme un service public administratif, et non industriel et commercial. Donc, devant figurer au budget général de la Ville, et non au budget annexe soumis à redevance payable par le contribuable. D'ailleurs, soulignait à l'audience le commissaire du gouvernement, la loi sur l'eau de décembre 2006 a réglé la question en ce sens. 

La cour devrait rendre son arrêt dans un mois environ. 

Ouest-France »

Ecoutez le journal de 7 h du 9 janvier 2008 de radio bleue Mayenne qui rend compte de l’audience et interroge Josiane Martin , veuve de Claude Martin, présente à l’audience.

Côté mairie, on s’attend au pire et d’Aubert n’a cessé de fulminer contre son entourage et ses experts, qui lui ont tous conseillé de faire appel, en lui indiquant qu’il n’y avait de toute façon aucun risque que la cour juge l’affaire avant les élections du 9 mars 2008.

L’adjoint à l’assainissement, Alain Gicquel, rase les murs car d’Aubert a appris par ses avocats que les commentaires de son adjoint dans la presse avaient profondément indisposé la cour administrative d’appel. En les relisant, on comprend pourquoi. Interrogé par radio bleue Mayenne le 30 novembre 2006, il avait tenu des propos bien imprudents et bien peu respectueux des lois en vigueur :

« Alain Gicquel : Cette réglementation là est une réglementation tout à fait ancienne. D’abord elle date de 1967 et cette réglementation, qui est je le rappelle une réglementation sur laquelle s’est fondé le juge, pour nous elle a 40 ans, elle est obsolète et elle ne correspond pas à la vie actuelle de l’eau. Nous, on le savait pertinemment et on considère que cette réglementation, et il n’y a pas que nous, il y a plusieurs mairies partout en France, qui considèrent que cette réglementation il faut la changer.

Isabelle Marchand : Donc, vous saviez que vous n’étiez pas…, enfin que la décision de la ville n’était pas conforme à la réglementation ?

Alain Gicquel : Oui, oui, bien sûr. Ça n’a pas de conséquence particulière pour nos concitoyens. Les comptes administratifs sont avalisés. Personne, à part Monsieur Martin, ne me fait de réflexion à ce sujet hein…Bon, pfff…, Monsieur Martin il a quand même quelques antécédents donc on peut penser qu’il y a peut être une petite arrière pensée politique quand même. » 

Et il avait récidivé, le même jour, dans le quotidien Ouest France :

« Nous allons faire appel de cette décision, annonce Alain Gicquel, adjoint du maire actuel François d'Aubert. En effet, il estime «  obsolète la réglementation de 1967 sur laquelle le magistrat a fondé son jugement. Que ce soient les eaux pluviales ou les eaux sales, toutes arrivent à la station, d'épuration par le même tuyau » justifie l'élu. Comme les taxes et impôts divers allègent le même porte-monnaie ...

 Car au-delà de ce débat juridique, la question centrale est bien de déterminer l'incidence de ce jeu d'écriture comptable publique sur les finances privées de chaque Lavallois.«  II n'y en a aucune tant sur les impôts locaux que sur la redevance eau et assainissement qu'ils acquittent », assure l'élu. Qui promet d'inscrire « les prochains ouvrages de rétention d'eau sur ce même budget assainissement ... ».

Et le pire est à venir... C’est désormais le spectre de l’application par le préfet de l’article 1612-2 du code général des collectivités territoriales. De quoi s’agit-il ? Lorsqu’un budget n’est pas approuvé avant le 31 mars de l’exercice, ce qui sera le cas dans un mois, lorsque la cour aura annulé complètement les délibérations contestées, c’est le préfet qui doit saisir, sans délai, la Chambre Régionale des Comptes afin qu’elle lui propose, dans le mois qui suit, un budget corrigé. Le préfet doit le rendre exécutoire dans les 20 jours qui suivent. Les avis de la Chambre Régionale des Comptes doivent obligatoirement être lus dans la séance du Conseil Municipal la plus proche de la date de saisine. Bref, cela s’appelle une mise sous tutelle budgétaire par le Préfet. Un cauchemar qui hante désormais d’Aubert alors que nous sommes maintenant à quelques semaines des élections.

Du côté de la préfecture, le dossier est suivi avec une attention très soutenue. Au point qu’un de ses représentants était présent à l’audience et a pris studieusement des notes. Les indiscrétions recueillies ça et là ne sont guère rassurantes pour le Système. En effet, il existe malheureusement pour lui un avis du conseil d’état n° 345.352 en date du 9 février 1989 confirmant que l’article 1612-2 devait bien s’appliquer dans le cas d’espèce.

 

Aussi, la préfecture, bienveillante jusqu'à présent, a-t-elle fait savoir discrètement et diplomatiquement à M. le maire qu’une annulation totale par la cour administrative d’appel des délibérations approuvant les budgets, ne permettrait plus d’éviter les conséquences fâcheuses d’un contentieux regrettable.

Une affaire passionnante à suivre….

par Libre publié dans : Bassins d'orage et vases communicants
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Mardi 8 janvier 2008

Bonjour, lui c'est Ignace, 57 ans, concierge à l'Hôtel de Ville depuis 32 ans. Il voit tout, il entend tout, il sait tout, il en rajoute un peu, et il cause...

  

Il cause beaucoup à Oscar, pilier du bistrot voisin, et correspondant du Vecteur Libre et Indépendant à ses heures perdues (et elles sont nombreuses). Oscar est cafetier en retraite.

Il est revenu au pays, et il officie désormais de l'autre côté du comptoir.

 

 

Avec eux, on va en apprendre beaucoup d'ici les élections...

 

 

 

 

 

 

 

- salut Ignace, et bonne année. On dirait ben qu'tu vas changer d'patron ?

- salut l'Oscar. Point impossible, car ça sent comme qui dirait un peu la fin d'règne...

- alors qu' de neuf ce jour, Ignace, dans la boutique d'en face ?

- bah, y en a qui commencent à penser à c'qui vont ben pouvoir faire pour s'occuper après l'mois d'mars. Y a Paul qu'arrête, sa femme lui a dit "stop", tu restes à la maison. Le Roger, y dit partout qu'c'est lui qui veut arrêter : p'tet ben qu'oui, p'tet ben qu'non. C'qu'est sûr, c'est les réunions 10 heures par jour, ça s'ra plus qu'avec Yvonne... Y va sûrement voyager plus...

- sacré Roger, sûr qu'ça va le changer d'rythme... Et l'Roland ?

- Y s'tate, y fait ses comptes. Mais y sait qu'ça va mal finir, alors y est sur l'départ. Y va chercher une p'tite présidence peinarde pour garder le contact et sortir d'chez lui.

- la catherine, toujours dans l'culturel ?

- ouais, mais ça va durer moins longtemps qu'les impôts. Sa médaille, c'était plutôt une p'tite consolation, comme qui dirait le "solde de tous comptes"... tu reprends une bière ?

- bien sûr. Et l'gars Pierrot ?

- chuuuutttt !!!! y sait point qu'y est débarqué. Dame, sa gamelle aux cantonales, tout l'monde s'en souvient... c'est l'gars d' l'USL qui va l'remplacer, un qui manque point d'assurances...

- qui qu'y a comme nouveau, dans c't'équipe ?

- Paraît qu'y a un gars des bus. Va être déçu, çui-là, risque la panne au démarrage... et pis un colonel, pour faire la circulation... et pis, paraît qu'y aura une barbouze, mais là c'est top secret...

- Tiens, v'la l'd'Aubert qui passe ! qui cé t'y derrière lui ?

- ça c'est l'p'tiot alexandre, y va ête candidat aussi... y suit partout l'patron, un vrai sciences pot...

- à propos d'pot, t'reprends une bière ?

- sûr, mais faut qu' j'y r'tourne, salut aux copains ! 

 

à suivre...

par Libre publié dans : le feuilleton
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Mardi 8 janvier 2008

Cadeau de d'Aubert pour les voeux au personnel : une paire de jumelles !

 

 

 

 

Pour donner l'illusion de sa proximité avec les agents de la Ville, sans doute...

 

 

Ou pour l'apercevoir de loin de temps en temps après la mi-mars...

 

 

par Libre publié dans : Le système d'Aubert
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Mardi 8 janvier 2008

 Faire la lumière sur le coût...

 

 Certains de nos collègues apprécient peu que l'on minimise leur travail pour préparer, installer, démonter les illuminations de fin d'année.

En effet, certains porte-parole de d'Aubert atténuent systématiquement l'opération "illuminations", tout en s'en extasiant.

Ainsi, dans Ouest France du 15 décembre 2007, on peut lire : "mais combien ça coûte ? pas de réponse officielle".

Et la réponse ne vient pas du bulletin municipal officiel "Laval infos" : dans son n°128 de décembre 2007, pas un mot sur l'inscription budgétaire.

 

Et le 7 janvier, sous le titre "Les illuminations éteintes, on fait les comptes", Ouest France écrit : "l'investissement consenti pour ces illuminations est estimé à environ 150 000 euros...".

 

En fait c'est le fonctionnement en personnel qui est important et doit être pris en compte. Par recoupement des informations provenant de collègues de différents services, nous pouvons indiquer que l'ensemble des crédits de fonctionnement et d'investissement s'élève à 280 000 euros.

 

Alors, pourquoi ne pas le dire "clairement", et valoriser ainsi l'effort des services municipaux, tout en éclairant cette opération de toute la transparence nécessaire en matière de financement public. Car les admirateurs de la lumière sont aussi des contribuables...

par Libre publié dans : le Système d'Aubert et la censure
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