Gérard se détache tout seul...
Le 30 janvier 2003, à 9 heures, la CAP de catégorie A se réunissait et émettait un avis sur le détachement de Gérard Chesneau sur l'emploi fonctionnel de directeur général adjoint des services, en charge des ressources (humaines et financières, DSIT), pour une durée de 5 ans.
Il faut un délai de 15 jours pour convoquer la commission paritaire, et nous sommes le 15 janvier 2008. La rumeur se confirme donc. Gérard ne souhaite pas le renouvellement de son détachement sur emploi fonctionnel.
Curieusement, depuis quelques jours, l'entourage de d'Aubert, conscient que Gérard n'est pas très populaire dans le personnel, fait courir le bruit que c'est le Maire qui ne souhaiterait pas le renouvellement de ce détachement, comme pour se dédouaner et désigner un bouc émissaire pour ses échecs à l'approche des élections municipales. Mais personne n'est dupe.
Gérard a été un parfait exécutant du Système, même si ses relations avec André Troadec, adjoint au personnel, ne sont pas des meilleures. Troadec jalouse quelque peu Gérard d'avoir mené à bien plusieurs groupes de travail avec les syndicats, et ce dans une certaine convivialité.
En fait, sous un abord un peu brut, Gérard cache (et cache bien !) un esprit des plus fins.
Il sait que l'alternance politique ne fait pas de doute, et toutes les analyses des médias nationaux enquêtant sur Laval le confortent en ce sens. Contrairement à d'autres, Gérard n'ira pas en cachette rencontrer le futur maire, ce n'est pas son genre. Alors il se replie sur son grade de directeur des ressources humaines dont il sait qu'il ne pourra pas être facilement délogé, contrairement aux membres restants de la DG qui, comme dans toutes les collectivités, sont soumis aux règles statutaires de l'alternance. Gérard a en effet moins de possibilités de mobilité que Jean-Jacques Delory, qui dispose de solides réseaux professionnels (en pleine activité actuellement) et il est très attaché à sa région mancelle, son équipe de foot, les copains...

Dans quelques jours, le 15 février exactement, Gérard va donc rendre ses clefs de voiture et devra désormais prendre son propre véhicule pour venir de Coulaines (72) tous les jours. Fini le péage de l'autoroute prélevé automatiquement chez le Trésorier de la Ville, etc...
Il va travailler moins, et donc gagner moins.
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Dès le lendemain, la Ville de Laval recevait en provenance du tribunal administratif de Nantes 

D'Aubert a annoncé la "refonte rapide du régime indemnitaire" en y introduisant la notion de mérite appuyée sur l'évaluation. C'est là un revirement complet par rapport à leurs affirmations quant à l'absence de lien entre évaluation, avancement de grade et d'échelon, et modulation du régime indemnitaire. Qui perdra, qui gagnera, à vous de deviner ! En fait, venant après la dernière augmentation de 30 euros obtenue pour les catégories C (alignement demandé par les syndicats sur le régime de Laval Agglomération), c'est vouloir rapidement reprendre d'une main ce qu'il a dû accorder de l'autre pour assurer d'urgence un équilibre budgétaire très précaire.

spécial et une série d’articles que nous vous invitons à redécouvrir pour bien comprendre le siphonage budgétaire que le Système d’Aubert a mis en place depuis plusieurs années. Sa lecture vous sera très utile pour bien comprendre les prochains développements de cette affaire.
Côté mairie, on s’attend au pire et d’Aubert n’a cessé de fulminer contre son entourage et ses experts, qui lui ont tous conseillé de faire appel, en lui indiquant qu’il n’y avait de toute façon aucun risque que la cour juge l’affaire avant les élections du 9 mars 2008.






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