Système d'Aubert

Présentation

Jeudi 21 février 2008

Le congé spécial de Le Lay

 

Le syndicat Force Ouvrière a porté l'affaire du congé spécial attribué à M. le Lay devant la juridiction administrative (Voir notre mémoire).

 

La Ville de Laval vient de produire sa réponse. Nous vous en livrons le contenu.

 

En clair, d'Aubert défend l'existence d'un pouvoir discrétionnaire du maire qui lui permettrait d'accorder selon son bon vouloir des congés spéciaux rémunérés à plein traitement pendant une durée de 5 années, sans aucune contrepartie en terme de service rendu, et ce en dehors de toute situation de perte d'emploi liée à une décharge de fonction.

 

En d'autres termes, selon la thèse soutenue par M. d'Aubert, le statut lui-même aurait prévu la possibilité pour un maire d'utiliser des emplois fictifs en toute légalité. On comprend mal pourquoi à l'époque où M. Chirac était maire de Paris, les  experts de la Mairie de Paris n'aient pas pensé à utiliser cette possibilité offerte par le statut.

 

Affaire à suivre…

publié dans : L'affaire Le Lay
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Lundi 18 février 2008

undefinedLe "document 777"undefined

 

 

Le Vecteur Libre et Indépendant commence aujourd'hui l'étude d'un document exceptionnel. Nous l'appellerons "le document 777" (car datant du 7/07/2007).

 

AVERTISSEMENT

 

 

Comment nous est-il parvenu ?

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C'est un mystérieux et terrible document qui vient de nous être adressé de façon anonyme, à notre bureau de la rue de Rennes, avec la seule mention dactylographiée : "je sais que vous en ferez bon usage". Nous l'avons fait authentifier. A sa lecture, nous sommes atterrés ! Et pourtant nous en avons vu d'autres…

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L'origine de cet envoi semble être un(e) élu(e) sortant(e) qui ne figure plus sur la liste de François d'Aubert, liste dont la publication tardive ne lui a manifestement  pas permis d'envisager d'autre réaction que cette transmission au "canard enchaîné" de la Mairie de Laval qu'est le Vecteur Libre et Indépendant.

 

Nous allons effectivement en faire un bon usage.

 

Qu'en faire, étant donné son contenu ?

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Nous avons l'intention de n'en diffuser que des extraits, car ce document contient également des données politiques confidentielles sur la campagne électorale en cours. En effet, comme vous le savez, et comme vous pouvez le constater chaque jour un peu plus, notre organisation est indépendante de tout parti politique ou organisation religieuse, et nous respectons une stricte neutralité dans les évènements actuels. Notre activité se limite strictement à l'action syndicale, la défense du personnel municipal, mais aussi la défense des principes fondamentaux de la République, ce qui nous a amené, depuis 1995, à devoir combattre le système d'Aubert, et ce au prix de grands sacrifices pour nos délégués.

 

undefinedNous allons donc publier une série d'articles reprenant les propos concernant le personnel municipal et mettant en cause tel ou tel service. Nous occulterons les "bons points" qui mettraient trop en évidence le rôle ambigu (et, malheureusement, la collusion) de quelques collègues bien vus du système afin de ne pas nuire à leur carrière future.

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Toutefois, si M. d'Aubert ou un de ses proches mettait en doute la véracité de ce que nous allons écrire, ce document explosif serait intégralement publié sur le site du Vecteur Libre et Indépendant, et ainsi mis à la disposition de tous les lavallois (et bien plus…).

 

 

Comment se présente ce document ?

 

Il est intitulé "Compte-rendu du 7 juillet 2007 – réunion du groupe majoritaire", puis, en bas de page la mention d'authentification et de validation "JK+PT+JLB - définitif". Il comporte 14 pages, essentiellement en style télégraphique et sous forme d'énumérations.

L'introduction présente ainsi le programme de la journée et les objectifs :

 

"Travail collectif sur les enjeux

Objectif de la journée :

Poser les fondamentaux de la démarche permettant au groupe majoritaire de préparer le meilleur programme et la meilleure équipe pour la prochaine mandature".

 

Quelques semaines après l'échec de François d'Aubert aux élections législatives du 17 juin 2007, son équipe ressent le besoin d'une réflexion collective, sous la conduite d'un cabinet extérieur.

 

Le travail s'organise en 4 groupes dont les animateurs sont Mme Clavreul, MM. Berthier et Renaudin, Melle Guesdon.

 

A 8 mois des municipales, il s'agit pour l'équipe en place  de "repérer" les "forces et faiblesses", avec une "stratégie offensive" et une "stratégie défensive".

Des commissions sont ensuite constituées afin de poursuivre la réflexion pendant les mois qui vont suivre.

 

 

Notre premier article :

 

 

Ce qu'ils pensent du personnel municipal !

 

undefinedAu fil des travaux de ce "séminaire" de l'équipe d'Aubert, des élus se sont laissés aller à des propos particulièrement peu amènes sur les fonctionnaires de la mairie de Laval.

 

Les "liens des élus avec les services" sont une "faiblesse", est-il indiqué :

 

c'est là une constatation bien tardive après 12 années de mandat ; certains découvrent subitement le climat malsain qui a prévalu dans le dialogue social. Pour notre part, nous préciserons qu'heureusement, le travail avec certains élus a pu parfois être convivial, en raison de leur qualités propres, mais cela n'a pas abouti sur la confiance tant le système d'Aubert a été verrouillé, notamment par certains membres de la Direction générale.

 


Ce qui est très grave ce sont ces affirmations de certains élus :

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"Problème avec les chefs de service pouvant aller jusqu'au sabotage".

 

"Poids des chefs de service : n'écoutent pas forcément l'élu"

 

"problème entre administration et élus"

 

"Ingérence de l'administration"

 

"Défiance du personnel de la mairie"

 

"Eux sont là tout le temps, nous on passe"

 

"Faire des choses sans les administratifs"

 

"Le poids des services est une faiblesse pour les élus"

 

"Problème des organisations verticales des services"

 

 

Et un élu de préciser pour l'avenir : "Esprit de revanche mais cela ne doit pas transparaître".

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Ainsi, certains membres de l'équipe d'Aubert n'hésitent pas à traiter de "saboteurs" des fonctionnaires territoriaux.

 

Ce langage d'une autre époque fait froid dans le dos !

 


Ce qui nous attend si…

 

Il est clair que si d'Aubert était réélu, des cadres de tous niveaux (et pas ceux qui ont déjà payé !) peuvent s'attendre à une remise en ordre un peu musclée. Le prochain organigramme (ce serait le 11ème de d'Aubert) pourrait cette fois concerner beaucoup plus de monde que ceux établis jusque là et qui étaient animés du principal  souci de placardiser les représentants syndicaux. Dès lors, certains pouvaient ne pas se sentir concernés… 

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Il a déjà annoncé dans la presse (Ouest France du 14 février) une "refonte des postes d'adjoint", et donc des services correspondants. Et le Courrier de la Mayenne (14 février) confirme : "Ce coup de balai s'accompagnera sans doute d'un remaniement considérable des responsabilités en cas de succès. L'organisation prévoit un redécoupage transversal".

 

Ce bouleversement, qui est d'ores et déjà intégré dans les projets de l'entourage de d'Aubert, ira de paire avec la politique de rémunération au mérite voulue par M.Sarkozy au plan national et d'ores et déjà annoncée par d'Aubert lors de la cérémonie des vœux du 10 janvier 2008 pour la révision de l'attribution de notre régime indemnitaire selon le "savoir faire" et "le savoir être".

 

 

À suivre…

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Lundi 18 février 2008

Nicole Geslin candidate à… Limoges !

 

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"j'ai été limogée". 

Ainsi s'exprime Nicole Geslin dans Ouest France du 15 février 2008.

 

C'est par un simple coup de téléphone, quelques minutes avant la publication de la liste, que d'Aubert a mis fin à près de 13 années de mandat.

 

Nicole Geslin avait voté sans état d'âme la mise en surnombre des délégués syndicaux Force Ouvrière en 1998 : aujourd'hui, c'est son tour…

 

 

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Nicole Geslin était fière du prix obtenu par le CCAS de Laval. Ce prix récompensait surtout le professionnalisme et le dévouement de nos collègues.

 

Son "limogeage" l'amène, en toute simplicité, à déclarer solennellement dans Ouest France du 15 février :

 

"Je demande aux personnes de grand âge et en difficulté de m'excuser d'être empêchée de continuer mon action".

 

Pas de problème, elle est toute excusée…

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Samedi 16 février 2008
undefined"François Fillon avocat de Nicolas Sarkozy face à une "chasse" à l'homme de la gauche
 
Par Benjamin SPORTOUCH AFP - Vendredi 15 février, 20h00
 
LAVAL (AFP) - Pour son premier déplacement de campagne en province, François Fillon a endossé vendredi à Laval son costume de chef de la majorité, se faisant l'avocat d'un Nicolas Sarkozy victime, selon le Premier ministre, d'une "chasse au président" orchestrée par une gauche "démagogique".
 
"Oui au débat d'idées, mais non à cette chasse au président de la République", a lancé M. Fillon devant quelque 500 personnes rassemblées au château de la ville qui l'ont chaleureusement accueilli, le sollicitant souvent pour des photos.
 
Le Premier ministre est venu en "voisin" de la Sarthe, sa terre d'élection, pour y soutenir son "ami" le maire sortant François d'Aubert.
 
Cet ex-UDF qui s'est allié au MoDem mène une campagne "difficile" de l'aveu même de sa garde rapprochée pour conquérir un troisième mandat face au socialiste Guillaume Garot. Ce dernier, 41 ans, a ravi en juin le siège de député que l'ancien ministre de Jean-Pierre Raffarin détenait depuis 29 ans.
 
C'est donc dans ce bastion en danger que M. Fillon a mené une attaque en règle contre une gauche "qui regorge de démagogie", estimant que son seul objectif était de vouloir "freiner l'effort de réforme" de son gouvernement.
 
En s'en prenant à la vie privée du président, elle a fait preuve, a-t-il estimé, sans susciter d'applaudissements à cet instant, d'une "violence inouïe, inégalée dans l'histoire de la Ve" République.
 
Alors qu'il y a quelques mois encore Nicolas Sarkozy venait à la rescousse de son Premier ministre, "collaborateur" en mal d'existence, les rôles se sont inversés à la faveur de sondages beaucoup plus favorables à François Fillon et en berne pour le chef de l'Etat.
 
Et comme pour témoigner un peu plus de sa loyauté au président, dont ce dernier dit en privé douter, le Premier ministre a multiplié les attaques contre tous ceux qui veulent le "déstabiliser".
 
Dans sa ligne de mire: Ségolène Royal, François Bayrou mais également son prédécesseur à Matignon Dominique de Villepin qui signent dans le magazine Marianne un "appel pour une vigilance républicaine" face à des risques de "dérive (...) confinant à la monarchie élective".
 
M. Fillon y a vu un "mur du conservatisme" qui "se dresse face à une équipe gouvernementale conduite par un président de la République qui a décidé d'aller jusqu'au bout des réformes".
 
Citant à plusieurs reprises Nicolas Sarkozy, il a mis en avant le bilan des neuf premiers mois de son action et incité ses troupes à le "revendiquer".
 
"Les élections, elles sont locales mais elles sont aussi nationales parce qu'on ne gagne pas en mettant son drapeau dans sa poche", a-t-il fait valoir, entretenant une certaine confusion dans la stratégie de l'exécutif à trois semaines du premier tour de municipales très risquées pour la majorité.
 
"Ce n'est pas parce que les enjeux ne sont pas nationaux qu'il ne faut pas mouiller la chemise", décrypte son entourage. Le Premier ministre est d'ailleurs de plus en plus "sollicité" par des maires en campagne.
 
M. d'Aubert, indique-t-on sans autre commentaire dans son équipe, a ainsi préféré "inviter" le chef du gouvernement plutôt que le Président de la République.
 
"Pour un provincial, il (Fillon) est peut-être plus représentatif pour nous", glisse Claude, militant septuagénaire. Andrée, 83 ans, affiche aussi sa "préférence pour le style Fillon" qui colle mieux, assure-t-elle, à des "gens âgés", au coeur de l'électorat de droite."
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Samedi 16 février 2008
Le quotien Libération rend compte de la visite de Fillon à Laval dans son édition du 16 février 2008.

"A Laval, le Premier ministre entre vraiment en campagne
Municipales. François Fillon s’est déplacé vendredi pour soutenir le maire UMP.
 
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Epauler le soldat d’Aubert, défendre le général Sarkozy. Vendredi, pour son premier déplacement de campagne aux frais de l’UMP, le «chef d’état-major» Fillon a eu double peine et petit réconfort.
 
Cette mission, du moins, se déroulait chez lui, ou tout comme. C’est à Laval (Mayenne), ville de l’UMP François d’Aubert, que François Fillon, longtemps conseiller municipal du bourg voisin de Sablé-sur-Sarthe (Sarthe) a accordé son premier soutien militant. Devant un parterre de sympathisants UMP réunis dans la salle du vieux château de Laval, le Premier ministre a redit l’«amitié» qui le lie à son ancien complice du gouvernement Raffarin et sa «conviction» de la qualité de l’équipe du candidat. Dans la salle, quelques-unes ne sont pas dupes. Fillon a hésité, repoussé deux fois avant de se décider. Commencer par Laval, c’était risquer d’en faire une ville test pour l’UMP. Or, le Premier ministre est loin d’être sûr que le succès sera au rendez-vous, ici, le 9 mars.
 
Entraves. La séquence politique calamiteuse pour la majorité présidentielle de ces dernières semaines a balayé ses hésitations. Il s’agit désormais de faire front. La semaine prochaine, Fillon a prévu de s’afficher aux côtés des candidats UMP à Paris et à Strasbourg, que les sondages donnent battus. «On ne gagne pas une élection en mettant son drapeau dans sa poche !» a grondé Fillon, pour qui une victoire en mars permettrait de poursuivre les réformes sans entraves : «Les élections municipales sont locales d’accord mais aussi nationales. […] Entre les candidats, il y a des différences. Entre les sujets, il y a des différences : sur la sécurité, le Grenelle de l’environnement, le service minimum dans les écoles.» Et d’en appeler à l’intérêt bien compris de chacun : «Si le maire adhère aux idées de la majorité présidentielle, le service minimum sera mis en place. Il ne le sera pas, sinon !»
 
Psychologue, il prend garde de ne pas se laisser griser, jusqu’à minimiser le pas pris dans l’opinion sur le chef de l’Etat : «Ça n’a aucune importance», avait-il prévenu, sitôt descendu du train. Mieux, c’est en gardien du temple élyséen qu’il s’exprime : «Oui, au débat d’idées, non à la chasse au président de la République, s’est-il enflammé. Le mur du conservatisme se dresse contre le gouvernement. Certains veulent se mettre en travers des réformes. C’est bien pour cela qu’avec une violence inouïe, inégalée, on s’en prend à la vie privée du président de la République !»
 
Dans la salle, on l’entoure. «On t’aime François !» dit l’un. «Continue les réformes», dit l’autre. Fillon rend sourire pour sourire : «Aucun risque qu’on arrête.» D’Aubert, qui l’escorte, reçoit son lot d’encouragements. Une militante lui accroche le bras : «On est avec vous, vous savez, mais ça va être dur !» Fillon, qui entend, détourne la tête.
 
Tribune. Quelques minutes plus tard, au sortir de la salle du Palindrome de Laval, nouvelle douche : plusieurs personnalités dont Ségolène Royal, François Bayrou et Dominique de Villepin ont signé une tribune dans Marianne pour dénoncer «une dérive» du régime en «monarchie élective» (lire page 13) . De nouveau, Fillon fait face : «Cet acharnement que mettent certains responsables politiques qui n’ont pas été élus par les Français à tenter de déstabiliser le Président est profondément choquant et profondément antidémocratique. […] Ce sont les Français qui choisissent. Il y a eu des élections présidentielles en 2007, il y en aura en 2012.» "
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Vendredi 15 février 2008

En regardant le reportage de TF1 sur la visite de soutien de Fillon à d'Aubert, on comprend mieux pourquoi les candidats UMP ne se bousculent pas pour obtenir le soutien du Président de la République ou de son premier ministre.
 
Pas sûr que la visite de l'ami Fillon donne le résultat escompté, tant celui-ci a insisté sur la dimension nationale du scrutin des municipales. 

Une façon pour Fillon de rappeler publiquement à d'Aubert sa trop discrète solidarité envers Sarkozy et le gouvernement Fillon.

 

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Jeudi 14 février 2008

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Bonjour, lui c'est Ignace, 57 ans, concierge à l'Hôtel de Ville depuis 32 ans. Il voit tout, il entend tout, il sait tout, il en rajoute un peu, et il cause...

 

Il cause beaucoup à Oscar, pilier du bistrot voisin, et correspondant du Vecteur Libre et Indépendant à ses heures perdues (et elles sont nombreuses). Oscar est cafetier en retraite.

Il est revenu au pays, et il officie désormais de l'autre côté du

comptoir. 

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Avec eux, on va en apprendre beaucoup d'ici les élections...

 

 

   ________________________________

 

- Salut Ignace, qu'd'neuf dans l' bazard d'l'hôtel de ville ? 

 

- Salut, Oscar ! la liste du patron est enfin sortie, ça été laborieux. L'jour même l'était point finie. Et y'a des anciens qui savaient pas s'y étaient r'pris, des nouveaux qui s'sont désistés, l'ouverture qu'a pas fonctionné, ou plutôt à l'envers, le patronat qu'est prudent, et ça c'est pas bon signe…

 

- ça dû trembler ?

 

-un peu, mon n'veu ! L'Pierrot, l'a commencé à douter sérieusement d'son avenir le matin, y l'avait pas été invité pour la photo d'quinze heures… alors, y's'est fait du gras, et c'est pas bon pour lui. Après, il a été rassuré, mais adjoint c'est pas sûr, et ça pourrait l'fâcher l'moment v'nu !

 

- et l'André ? paraît qu'y voulait quand même r'partir ?

 

- ah, l'est déçu aussi, lui. Il a dit aux voeux d'y a un an qu'il arrêtait, après il disait qu'on avait mal compris. On était 1200 à avoir mal compris... Lundi, y voulait encore en être. Mais l'patron y a dit qu'y fallait pas exciter les communaux. y voulait rester adjoint, c'était non, alors terminé. Oh, chuttt !!!

 

A cet instant précis, une ombre entre au bistrot : imper mastic, chapeau mou, ray ban noir, téléphone portable en main, une mèche sur le front (à la Douste-Blazy)…

 

- Qui c'est ?

 

-c'est Alexandre 007, l'agent secret du patron… Y cherche les fuites vers le Vecteur… y l'est sur la liste aussi…

 

- y peut pas, y travaille à la mairie…

 

- mais si, son contrat y's'termine le 28 février, y ont oublié qu'c'est une année bissextile…

 

- Tu peux te r'dresser, Ignace, il est parti…

 

- ouf ! où qu' j'en étais ?

 

- y'en a qu'ont dû pleurer ?

 

- Hurler, tu veux dire ! Y'a la Catherine qui savait pas son dev'nir ! dans la liste, un coup j'rentre, un coup j'sors, un coup j'rentre… quelle position ! quelle manœuvre !… Faut dire qu'y a un nouveau pour la culture, celui qu'a eu la tête au Carré à Chiot… ça va nous changer d'la Catherine, c'est un peu comme si t'éteignais TF1 pour te brancher sur France culture…

 

- et qui d'autre ?

 

- ah!!! L'pire ça été la Nicole ! elle a appris qu'à midi, par téléphone, qu'elle était débarquée !  et plus elle pleure, plus d'autres se marrent... on est peu d'chose... lui faire ça pour la Saint-Valentin, c'est cruel… Elle comprend pas… elle trépigne...elle dit que jamais on aurait osé faire ça à l'abbé Pierre… Sûr, avec son tempérament, ça va pas en rester d'là… elle cherche du réconfort chez l'Bruno qui bricole une 5ème liste...

 

- Et les nouveaux ?

 

- y a Roger qu'a mis sa fille. Paraît qu'le patron voulait garder l'nom, parc' qu'y ont un certain poids… Roger, y trouve qu'une dynastie à la mairie, ça fait chic… sa fille, la Chantal, ça s'ra comme qui dirait son prolongement, un peu de lui-même qui restera à la ville. Roger, y va avoir une famille entièrement municipale… Y dit qu'y fait comme Sarkozy avec son fils à Neuilly, le blondinet…

 

- On annonçait une pointure, ils auront au moins une grande taille... et qui d'autres ?

 

- y a plein d'agents municipaux ! l'patron, y s'croit aux élections paritaires ! Au total, y en a 5 : Adeline, Hassan, Alexandre,  Annabelle et  Pascal y a pas si longtemps. Y sont à l'agglo ou au CCAS, c'est moins voyant… ça fait même 6 si tu rajoutes la femme à Guy Lebras, l'ancien chef du cabinet…

- en fait, il avait tellement recruté d'copains de l'UMP qu'il est ben obligé d'les r'prendre là où il les avait mis !!!

- Un malin, Hassan, il est 15ème ; dans l'journal, y disent qu'il est "conseiller insertion". Ben, à peine muté au CCAS, c'est devant la Nicole qu'il s'est inséré...

 

- et les futurs adjoints ?

 

- là, ça été l'bras d'fer avec Zocchetto. Y voulait en virer la plupart ! mais l'patron, y l'est pas d'accord au fond d'lui-même ! y l'aime garder ses r'pères, y s'méfie d'la nouveauté… les nouveaux de 2001, y se sont point éclatés au point d'rester avec lui ! Déjà qu'y perd son fidèle paul et son dévoué Roland… y veut garder son paysage…  l'patron, y va appliquer l'évangile : "les premiers seront les derniers, et inversement"… Le Félix, y l'est que 29ème sur la liste, mais y s'ra l'futur grand manitou des travaux, d'la voirie, d'l'urbanisme ! un pilier, lui, et qui sait parler du patron…

 

- Et la photo, ça s'est bien passé ?

 

- y'l'ont faite devant le musée, tout un symbole ! y portaient tous un bracelet bleu ! il était pas électronique, mais c'qu'est sûr, c'est qu'ils s'ront tenus bien en main, et y vont vite découvrir qu'avec l'patron, c'est l'DG qu'il engraisse qui commande… vont vite déchanter…

Allez, j'te laisse, faut qu'j'aille acheter des kleenex pour ceux qu'sont restés su' l'tapis…

 

publié dans : le feuilleton
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Jeudi 14 février 2008

Rendez les clefs !!!

 

 

 

A compter de demain, 16 février 2008, Gérard Chesneau n'est plus directeur général adjoint chargé des ressources. C'est le choix qu'il a fait, dicté par la prudence à quelques jours des élections municipales.

 

Si François d'Aubert est réélu, il reprendra son poste, et pourrait même prendre du galon. Mais, pour l'instant, il applique le principe de précaution.

 

 

Un accord discret est intervenu, confirmant ainsi qu'il espère bien rebondir si le système est reconduit : il serait autorisé à conserver sa voiture, avec laquelle il rentre tous les soirs chez lui près du Mans (avec assurance gratuite, essence gratuite, péage autoroutier gratuit...) aux frais du contribuable lavallois.

 

 

Cet attribut, illégal, dont d'Aubert a doté ses fidèles de la Direction générale (que Paul Le Callennec se refuse à utiliser, et qu'Alain Poisson utilise au minimum) doit lui être retiré puisqu'il n'est plus dans la DG.

 

Ou alors, que les autres directeurs territoriaux en bénéficient !

 

Nous avons donc enquêté pour connaître les souhaits des autres directeurs :

 

- Arezki veut un vélo,

 

- Serre réclame une fiat panda d'occasion (minimum 10 ans d'âge),

 

 

- Charrier boude (sa voiture de fonction lui a été enlevée dès l'automne 1997, et ça ne l'a pas traumatisé),

 

 

 

 

-Mme Robin veut une Scénic (car famille nombreuse)...

 

par Libre publié dans : au coeur du système
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Jeudi 14 février 2008

C'est chiant…

 

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Dans Ouest-France du 13 février, d'Aubert a annoncé la création et la rénovation de nouveaux "canisites", des toilettes pour chiens. Il y en aura bientôt 15. Parfait.

  

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Dans le même temps, il ferme les toilettes publiques pour les lavallois qui doivent aller faire leurs besoins dans les cafés… 

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On a les priorités qu'on peut…
publié dans : Municipales 2008
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Jeudi 14 février 2008
Lu dans le quotidien le Monde du 14 février 2008.


"Toucher le fond pour mieux rebondir, la "thérapie" à risque de l'UMP
D'un seul souffle, ce dirigeant de l'UMP égrène avec une sorte de jouissance masochiste les villes que l'UMP pourrait perdre lors des municipales des 9 et 16 mars. Et encore se contente-t-il des villes de l'ouest : "Rouen, c'est plié. Dieppe aussi. Le Havre, pas sûr. Caen, plié. Alençon, ce sera juste. Laval, Quimper, Saint-Brieuc, Chartres, Châteauroux, Blois, Angers, Rodez, Montauban, Cahors, Tarbes, c'est cuit."
 
A l'UMP, les spécialistes de la carte électorale ne croient pas aux miracles. "On ne spécule plus sur la victoire ou la défaite, mais sur son ampleur", reconnaît un député. Un renversement de tendance avant le scrutin ? Jean-François Copé, président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, ne semble pas y croire : "On ne peut pas trouver de solutions, là dans les jours qui viennent, il faut laisser filer jusqu'aux municipales", estime-t-il dans Le Parisien du 12 février.
 
Alors que Nicolas Sarkozy recommande aux candidats de "se battre" et à sa majorité de "garder son sang-froid", tout se passe comme si les parlementaires voulaient enjamber une probable défaite pour solder au plus vite l'enchaînement malencontreux des séquences Kadhafi, Bruni, Attali, Neuilly. Après quoi, espèrent certains, les Français cesseront de jouer le chef de l'Etat à la baisse dans les sondages. Et eux pourront retrouver des raisons d'espérer des jours meilleurs.
 
Une thérapie par la politique du pire : l'idée laisse les sondeurs sceptiques. S'ils reconnaissent que le désamour dont le chef de l'Etat est l'objet est "un peu irrationnel", ils ne croient pas aux vertus de la défaite. "Cela ne tient pas debout, explique Jérôme Sainte-Marie, de l'institut BVA. On ne sait pas où se situe le fond de la piscine et les chocs salutaires n'existent pas." "Le plus tôt viendront les corrections de tir, mieux ce sera pour la suite", assure le député villepiniste de la Drôme, Hervé Mariton.
 
La suite ? Elle occupe tous les esprits, tendus vers l'après-défaite. Le chef de l'Etat, qui envisage une intervention télévisée avant ou après les municipales, rode déjà le style de l'acte II de sa présidence. Depuis plusieurs semaines, il affiche quelques signes d'humilité. Il est retourné sur le terrain - il sera vendredi 15 février à Périgueux au côté du ministre de l'éducation nationale et candidat aux municipales, Xavier Darcos - et n'abreuve plus la presse de ses confidences. De son côté, son épouse Carla manifeste son intention de "respecter la dignité de la fonction" de première dame.
 
Sur le fond, les modifications envisagées pour l'après-16 mars apparaissent comme un retour à l'orthodoxie. Sans en avoir l'air, Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, a enterré une des promesses phares de la campagne : la baisse des prélèvements obligatoires de 68 milliards d'euros. Ils seront réduits "autant que possible", a expliqué M. Guéant dans un entretien à L'Express du 14 février.
 
Outre l'arrivée de têtes nouvelles, le remaniement pourrait permettre de nouveaux découpages, sur le modèle du ministère du développement et de l'aménagement durable, qui satisfait le chef de l'Etat. L'Elysée envisage aussi la création de ministères inédits dans les domaines de l'économie numérique et de l'aménagement du territoire.
 
De leur côté, les parlementaires espèrent bien que les municipales permettront de tirer "les leçons" des dix premiers mois de mandat de M. Sarkozy. Ce qu'ils ne veulent plus revoir : des conseillers surpuissants, des commissions qui leur mâchent le travail et des réformes tous azimuts. "Nous attendons un coup de balai chez les technos de l'Elysée", espère l'un d'eux. "Les députés veulent colégiférer, explique M. Copé. Ils souhaitent un management plus participatif."
 
Sur ce point, M. Guéant lui donne raison en évoquant "une association plus directe des parlementaires" aux réformes. En revanche, il ne cède rien sur le rythme des mesures, sur son rôle - "ma voix devrait faire plaisir à la majorité" - ou sur l'articulation du couple exécutif. "Le président, c'est le patron avec un chef d'état-major qui l'assiste - c'est le rôle du premier ministre", dit-il encore à L'Express.
 
"Chef d'état-major" ? C'est un peu mieux que "collaborateur". En cette matière, les progrès sont lents.
 
Philippe Ridet"
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