D'Aubert s'adresse à notre estomac,
les autres candidats à notre dignité
et à notre professionnalisme !!!
Des tubes digestifs ! ou des t…. du c.. ! c'est ainsi que d'Aubert considère les fonctionnaires territoriaux de la Mairie de Laval.
Dans son programme, sur 20 pages, une seule ligne pour les 1400 agents de la Ville :
"Pour le personnel municipal : instauration des tickets restaurants".
C'est tout !
Chaque fois que les organisations syndicales ont évoqué ce sujet depuis 13 ans, sa réponse était pourtant la même : trop cher !
Vous noterez d'ailleurs qu'il n'en précise pas les modalités. Il a toujours voulu en réserver l'accès aux seuls agents mangeant dans les FJT, sinon c'est hors de prix, nous expliquait-il. Le coût de cette mesure serait de 1 millions d'euros par an.
Chacun sait que les finances de la Ville sont exsangues : comment ferait-il demain ce qu'il a toujours refusé depuis 13 ans ?
En fait, il a toujours eu l'arrière pensée de couler les FJT pour tenter de reporter la "clientèle" municipale vers ses amis restaurateurs ou vendeurs de sandwichs, et c'est donc un message subliminal qu'il adresse aux commerçants de bouche.
Ce n'est d'ailleurs même plus une revendication syndicale prioritaire tant les autres problèmes professionnels, comme la justice dans les avancements, ont pris le pas à la mairie de Laval.
Sur le dialogue social, sur le mal être au travail, sur les méthodes de harcèlement que subissent de nombreux collègues : rien, pas un mot ! Là, ce sont plutôt des tickets de rationnement…
Mange et tais-toi !
Par contre, dans d'autres pages de son programme, il annonce le travail le dimanche pour de nombreux services, sans concertation, sans véritables moyens supplémentaires (avec des étudiants que les agents municipaux devront encadrer…) : bibliothèque, médiathèque, gymnases, animation…
Ces décisions accompagneront fort logiquement la politique nationale de M. Sarkozy qui veut ouvrir les grandes surfaces le dimanche.
Parions qu'à la lecture de notre article, il va se fendre, une fois de plus, d'une lettre à tous les employés municipaux pour tenter de récupérer des voix, comme il l'avait fait si piteusement le 11 juin 2007, au lendemain du 1er tour des élections législatives, en promettant des avancements à tout le monde.
Sur pression des syndicats et dans la perspective du scrutin des 9 et 16 mars, il a consenti, ces dernières semaines, 30 euros d'augmentation du régime indemnitaire. Mais son directeur général a eu une augmentation de 500 euros par mois ( et depuis le 9 octobre 2006, pas depuis le 1er janvier 2008). Sans l'intervention de FO, il voulait même s'octroyer une augmentation de 1650 euros par mois !
Déjà, dans une lettre à la CFDT, rédigée curieusement par le directeur général des services, le candidat d'Aubert annonce qu'il ne changera rien de ses méthodes de "management". Les mêmes méthodes continueront sous la houlette de MM. Delory et Chesneau.
Bien pire, l'étude de son programme et de ses projets annonce de grands bouleversements dans l'organisation de tous les services, conséquence rapide de la reconfiguration totale des responsabilités des adjoints et le développement de la politique de "transversalité" sur lesquels il fait campagne.
Les autres candidats sont bien plus respectueux des agents de la Ville :
Guillaume Garot a pris 5 engagements solennels devant les lavallois sur le thème du respect, parmi lesquels l'un nous concerne directement :
"Le respect des agents municipaux : leur travail doit être valorisé. Nous rétablirons le dialogue avec les instances paritaires. Les élus seront particulièrement à l'écoute des idées de ceux qui sont sur le terrain et en contact avec les lavallois, pour une meilleure qualité de service public et pour répondre aux attentes quotidiennes des habitants ".
Bruno Bertier a pris des engagements au dialogue social ; dans Ouest-France du 26 février, il annonce comme première mesure : "je rencontrerai le personnel municipal afin d'engager un dialogue quotidien entre eux et les élus".
Les candidats du MIQPI et de Lutte Ouvrière prônent le dialogue social et la justice pour les salariés de la Ville.
M. d'Aubert, fortement soutenu par l'extrême droite, est atypique dans sa gestion du personnel municipal, alors que d'autres maires UMP ont réussi à instaurer le dialogue, comme M. Juppé à Bordeaux ou M. Gaudin à Marseille.





Bonjour, lui c'est Ignace, 57 ans, concierge à l'Hôtel de
Ville depuis 32 ans. Il voit tout, il entend tout, il sait tout, il en rajoute un peu, et il cause...
Avec eux, on va en apprendre beaucoup d'ici les élections...






Commentaires