Système d'Aubert

Présentation

Samedi 19 avril 2008

Il ne faut pas s'y tromper, les masques sont désormais tombés, le gouvernement entend faire disparaître le statut qui régit actuellement les trois fonctions publiques : Etat, Territoriale et Hospitalière.

C'est un nouveau combat qui s'engage et qui doit mobiliser tous les fonctionnaires et au delà tous les républicains car la fonction publique est l'un des piliers de notre République.

La Ville de Laval, son agglomération ont été pendant treize longues années des laboratoires d'expérimentation de l'idéologie libérale qui souhaite la disparition du concept même de fonction publique et du statut qui s'y rattache. Le bilan de ces années noires est sinistre. Les services municipaux Lavallois ont été désorganisés par dix réorganisations successives. Les règles les plus élémentaires et en premier lieu le respect de la loi ont été baffouées donnant lieu à un contentieux administratif extraordinaire par son volume et sa diversité. Désormais, le cas de Laval illustre les formations les plus pointues en matière de contentieux administratif.

Imaginons un instant ce qu'auraient pu être ces treize années pour l'ensemble des agents face à un système aussi haineux sans l'existence des garanties fondamentales offertes par le statut de la fonction publique...

Cette triste expérience nous oblige. Puisque nous avons été confrontés au pire en la matière, il est de notre devoir de dire et redire inlassablement pourquoi le statut du fonctionnaire est une absolue et ardente necessité.

Il y a quelques mois, nous avions repris
une tribune d'Anicet le Pors (le Monde du 26 septembre 2007). L'ancien ministre de la fonction publique rappelait les principes qui ont justifié la construction du statut de la fonction publique en France (voir son blog) :

"Trois principes ont présidé à cette construction. Le principe d'égalité, fondé sur l'article 6 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 : "Tous les citoyens étant égaux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents." Nous en avons déduit que seul le concours permet, en droit, d'assurer l'égalité d'accès des citoyens à la fonction publique.

Le principe d'indépendance, conduisant à distinguer le grade, propriété du fonctionnaire, de l'emploi, à la disposition de l'administration, afin de protéger l'agent public (et par là le service de l'intérêt général) de l'arbitraire administratif et des pressions politiques partisanes. C'est ce que l'on appelle le système de la carrière opposé au système de l'emploi en vigueur dans nombre de pays anglo-saxons.

Le principe de responsabilité, fondé aussi sur la Déclaration de 1789, qui dispose en son article 15 que : "La société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration." Il s'ensuit que le fonctionnaire, parce qu'il est soumis à cette obligation de service du bien commun, doit avoir la plénitude des droits et devoirs du citoyen et non être regardé comme le sujet du pouvoir politique ou le rouage impersonnel de la machine administrative.

C'est cette histoire et cette conception française du service public et de la fonction publique qui fait qu'en France la corruption y est réduite à l'extrême et que son efficacité est reconnue dans le monde. Le président de la République, à l'évidence dépourvu de cette culture, a entrepris de la mettre à bas. Il n'a pas été mandaté de quelque manière que ce soit à cette fin, contrairement à ce qu'il affirme en ce domaine et en d'autres, comme si son élection lui avait délivré un blanc-seing sur toute question qu'il se réserverait le droit d'évoquer."

C'était il y a quelques mois. Dans l'intervalle, Municipales 2008 obligent, le gouvernement s'était fait plus discret sur ses projets en la matière. Après la raclée de l'UMP aux dernières municipales, le gouvernement commence à dévoiler l'une des "réformes" qui lui tient le plus à coeur : celle qui doit conduire au démantèlement de la fonction publique dans sa forme actuelle.

Comme dans bien d'autres domaines, l'annonce a pris la forme d'un "
livre blanc sur l'avenir de la fonction publique" du conseiller d'Etat Jean-Ludovic Silicani, dont les 236 pages déclinent toutes les propositions d'un démantèlement programmé du statut de la fonction publique.

Nous en avons sélectionné quelques unes parmi les plus significatives :

Un salaire variable à la carte et au mérite.

Première suggestion de l'auteur du rapport : l'introduction du mérite dans la rémunération, par l'intermédiaire d'entretiens "périodiques" d'évaluation remplaçant la notation actuelle jugée peu significative. La part de l'avancement automatique serait réduite au profit de la part liée à l'emploi occupé et à la performance des agents. "A grade et fonction identiques, certaines personnes sont plus efficaces que d'autres", souligne M. Silicani. L'entretien d'évaluation qui doit s'appuyer sur une "procédure", des "objectifs" et des "critères" précis, permettrait aussi "d'identifier les agents insuffisants de façon répétée" pouvant être licenciés.

Il propose que "chaque agent public ait deux composantes dans sa rémunération, une qui rémunère son grade et une qui rémunère sa fonction". "Il est juste et équitable que deux agents qui ont le même grade mais qui exercent des fonctions d'importance ou de difficulté différentes n'aient pas la même rémunération fonctionnelle", déclare-t-il.

"Au sein de la rémunération liée à la fonction, il y aurait une part fixe et une part variable, la part variable étant liée aux résultats, donc au mérite de l'agent, ces résultats pouvant être appréciés individuellement et/ou collectivement."

Le but serait d'arriver d'ici dix ans à 75% d'avancement automatique et 25% de rémunération liée à l'emploi occupé et à la performance" de l'agent.

Avec ces réformes, nul besoin de décider comme l'a fait l'italie de basculer du système statutaire à celui du contrat, assure Jean-Ludovic Silicani : "On peut obtenir, si l'on met en oeuvre les préconisations que je fais, une souplesse au moins aussi grande dans le cadre du statut que dans le cadre du contrat."

Un recours à l'emploi contractuel renforcé et banalisé.

Autre innovation: redéfinir la place des contractuels, évalués à 20% des emplois publics. Pour M. Silicani, il s'agit de leur "donner un régime juridique adapté aux besoins des services publics". L'administration pourra embaucher certains agents sur des contrats de droit privé dans cinq cas précis: carrières courtes (militaires), besoins occasionnels (remplacements), compétences spécialisées, salariés issus du privé, personnes ayant des difficultés pour accéder au concours (sans diplôme, handicapés, seniors). Actuellement, la plupart des contractuels sont soumis au droit public "moins protecteur" que le droit privé, explique M. Silicani qui souhaite encadrer le recours à ces contrats.

Un encouragement à la privatisation pour les collectivités territoriales.

M. Silicani suggère enfin que les collectivités territoriales développent l'externalisation de certaines tâches en confiant à des entreprises extérieures une partie de leurs missions, notamment de nature matérielle ou logistique.

"Les collectivités publiques pourraient aussi développer différents modes d’externalisation afin de concentrer leurs moyens humains et matériels sur le coeur de leurs métiers. De telles actions ont déjà été menées avec succès, notamment par le ministère de la défense dont l’expérience a été présentée dans le cadre de la conférence nationale. Il convient, pour cela, de définir avec rigueur le champ des externalisations et de contrôler le respect scrupuleux par les prestataires de leurs obligations."


JL Silicani propose une fonction publique de métier
by lagazettefr


G. Noguès (FO) livre blanc FP casse du statut
envoyé par lagazettefr


Découvrez dès à présent ce qui est dans les tuyaux en matière de fonction publique:

Le projet de loi 
L’exposé des motifs  
Le dossier de présentation du projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique
Le communiqué du Conseil des ministres du 9 avril 2008
- 

publié dans : Casse du statut de la fonction publique
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Mardi 15 avril 2008


Le gouvernement envisage une nouvelle augmentation de la durée de cotisation pour la retraite. Il faudrait désormais cotiser 41 années pour espérer bénéficier d'une retraite à taux plein.

Pour FO, c'est NON !
Pour FO, cette nouvelle régression programmée de nos droits est insupportable !
La mobilisation de tous est indispensable !


Lire notre tract d'appel à la mobilisation du 16 avril 2008


Le syndicat Force Ouvrière des municipaux de Laval appelle à un rassemblement devant la préfecture le 16 avril 2008 à 17 heures.


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Mercredi 2 avril 2008

S'il existe un syndicat tout à fait particulier, c'est bien le Syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales (SNDGCT).

Son activité est cyclique, il fonctionne réellement pendant une courte période, tous les six ans, à l'occasion des élections municipales pour s'offusquer de voir certains de ses adhérents débarqués un peu précipitamment après une alternance municipale.

Tous les six ans, c'est donc la même ritournelle, Stéphane Pintre son président, cite "la charte déontologique des DG",  rappelle chacun à la raison, à la médiation, et au respect des textes, des fonctions et des personnes, dans cette période chahutée. C'est tout à la fois noble, beau et émouvant...

Mais, malheureusement pour ce "syndicat", entre deux élections, on ne l'entend jamais se plaindre ou s'offusquer du respect des textes, des fonctions et des personnes lorsque certains de ses adhérents sont les maîtres d'oeuvre serviles de réorganisations de services municipaux visant à placardiser des agents en disgrâce ou même à chasser des représentants de véritables syndicats en supprimant leur poste de travail.

Nous sommes bien placés au syndicat Force Ouvrière de Laval pour savoir ce dont peuvent être capables des équipes de direction inféodées à un pouvoir municipal prêt à faire n'importe quoi.

Nous nous souvenons parfaitement de "la dispense de présence physique et de toute tâche" qui avait été généreusement accordée en 1998 par un adhérent du SNDGCT à 4 cadres dont deux portaient des vrais mandats syndicaux de notre organisation. Nous nous souvenons également avoir sollicité en vain l'aide de ce prétendu syndicat. Il avait alors choisi la solidarité avec son adhérent qui pilotait l'opération de purge des services.

Ne soyons pas trop sévères, entre deux élections l'activité du SNDGCT est certes faible mais elle n'est pas totalement nulle. Il réussit même à obtenir des résultats significatifs mais pour ses seuls adhérents en nombre très limité.

La méthode qu'il affectionne est le lobbying sur les moquettes moelleuses de l'Assemblée Nationale et du Sénat. Cumul des mandats oblige, les sénateurs et députés, qui font les lois, sont aussi les patrons des exécutifs locaux. C'est bien pratique et cela permet, à l'occasion d'amendements cavaliers, de faire passer quelques douceurs dans de discrètes  lois de finances votées dans la moiteur de l'été : légaliser la pratique du logement de fonction et la gratuité de l'eau, de l'électricité, du gaz, du fioul, du téléphone... légaliser l'attribution de voitures de fonction avec son droit de tirage à la pompe à essence ou encore instituer de coquettes primes de performance et d'efficacité qui peuvent aller jusqu'à 1600 € par mois... Autant d'avantages très conséquents qui ont permis aux adhérents du SNDGCT de relativiser la lourdeur de leur charge et la précarité de leur statut.

Son président, M. Stéphane Pintre, dans son interview à la Gazette des Communes du 2 avril 2008 (voir ci dessous) s'émeut de "certaines situations difficiles" dans les villes moyennes où les directions générales sont d'ores et déjà mises à l'écart (Valence, Niort...). Il précise que la garantie de six mois permet "de faire le constat de la possibilité ou non de travailler ensemble". 

Selon notre organisation, il convient d'analyser chaque cas d'espèce notamment au regard du comportement passé des directions générales et plus spécifiquement de la légalité des actes qu'elles ont contribué à mettre en oeuvre notamment en matière de gestion du personnel.

A cet égard, le cas de la direction générale de la Ville de Laval est désespéré. 

Soyons très clair : pour notre organisation syndicale, le maintien de la direction générale en l'état est un réel obstacle à la restauration d'un dialogue social normal qu'il est pourtant urgent de restaurer au sein de notre collectivité.

 

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Mercredi 19 mars 2008

D'Aubert revient,

 

Le Vecteur aussi  !!!

 

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Quoi de neuf depuis le 9 mars, date présumée de la chute du Système d'Aubert ?

 

Nous n'avions pas l'intention de revenir aussi vite dans l'action. Besoin de repos (le repos du guerrier !), sentiment du devoir accompli, volonté de passer à autre chose, voire de construire, etc…

 

Mais vous avez été nombreux à nous dire : "le Vecteur doit continuer !". Et le flottement de ces derniers jours a jeté l'inquiétude dans les services. Aussi, nous ne pouvions pas vous laisser sans informations.

 

Alors, le Vecteur Libre et Indépendant continue pour 6 ans, plus Libre et plus Indépendant que jamais.

 

Le mardi 11 mars, Ouest-France titrait : "François d'Aubert ne siègera pas au conseil". Et chacun de s'extasier, un peu vite, de la "sortie digne" du maire de Laval sorti par les électeurs… Avec son humilité si coutumière, d'Aubert déclarait même : "Nous avons aussi fait des erreurs au cours de ce mandat".

 

Et le journaliste du quotidien de l'interroger :

 

"Siègerez-vous au sein du conseil municipal, dans l'opposition ?

 

- Non. J'ai l'intention de démissionner… Avant dimanche et le conseil d'installation de la nouvelle équipe".

 

Alors Ouest-France publiait la liste et les photos de 10 conseillers de l'opposition sans d'Aubert.

 

Changement de journal, changement de ton, changement de décision 2 jours plus tard, le jeudi 13 mars.

 

Le Joundefinedurnaliste du Courrier de la Mayenne l'interroge :

 

"Allez-vous siéger au conseil municipal ?

 

- Je vais siéger au conseil municipal au sein de l'opposition, même si je ne serai pas là dimanche… Je ne tire pas un trait sur l'avenir de Laval…".

 

François d'Aubert est absent du Conseil municipal du 16 mars, qui voit l'élection de Guillaume Garot. Mais c'est un conseil bien particulier dans son organisation, sous la responsabilité légale du Maire sortant : refus d'installer un grand écran en extérieur sous prétexte que cela coûterait 2000 euros (comme si d'Aubert avait eu l'habitude de s'arrêter à ce genre de "détail" quand il s'agissait de sa propre communication), pas d'installation dans le hall du grand écran TV que possède la Mairie (acheté en janvier 2008), pas de sono dans la salle des mariages, entassement du public au mépris des règles de sécurité, vin d'honneur sur l'estrade exiguë, ce qui valut à une de nos collègues de chuter et de undefinedse blesser (transport à l'hôpital)…

 

Et dès le mardi 18 mars, une conseillère municipale UMP publiait un communiqué virulent défendant l'argent public, et considérant le projet d'installation d'un grand écran comme une "dépense inutile". En voilà une qui n'a pas été aussi diserte quant aux "dépenses inutiles" du Système d'Aubert : voitures de fonction pour partir en vacances, maison bourgeoise avec tous les fluides pour le DG, dépenses somptuaires en communication, le trou de 53 000 euros de Laval Spectacles, l'emploi d'un stagiaire par la mairie pendant 8 mois pour faire la campagne de François d'Aubert pour les municipales (la dépense figurera-t-elle dans son compte de campagne ?), etc…

 

 

Mais le Système d'Aubert aura continué de sévir jusqu'à la dernière minute du mandat : sachez que d'Aubert a fait recruter 2 candidats de sa liste : l'un à la Mairie, au service des eaux, l'autre à Laval-Agglo comme maçon. Le DGS et le responsable de la DRH ont été vraiment diligents et zélés pour ces recrutements (qui n'ont pas été soumis au fameux "CSE", le "Comité de Suivi de l'Emploi").

 

undefinedLe candidat embauché au service des eaux, en qualité de "chargé de mission", est étudiant en pâtisserie (!!!). Il avait fait un virulent discours contre Guillaume Garot lors du meeting de François d'Aubert le 6 mars à la salle polyvalente.

 

Dans la semaine du 9 au 16 mars, le Système d'Aubert a vidé tout l'Hôtel de Ville : il ne reste aucun dossier. Un membre de sa liste, non membre du Conseil sortant, a même supervisé l'opération de "nettoyage". C'est là un procédé anti-républicain, car il doit y avoir continuité dans l'action d'une collectivité, et anti-démocratique car c'est une volonté revancharde sur l'expression du suffrage universel. C'est donc un bureau vide de tout dossier qu'occupe Guillaume Garot.

 

Un réel flottement est constaté à la mairie depuis dimanche. Les arrêtés de délégation, sensés compléter et préciser sur le plan juridique la dénomination des attributions des nouveaux adjoints, semblent, à ce jour, inopérants.

 

Le nouveau maire a souhaité rencontrer les agents sur leur lieu de travail. Il avait prévu de visiter le CAM le mercredi 19 mars (jour particulièrement mal choisi en raison du grand nombre d'agents à temps partiel absents ce jour-là !). Il en avait confié l'organisation au DRH, Gérard Chesneau.

5 mails se sont succédé en 24 heures, certains agents étant d'ailleurs oubliés, provoquant l'hilarité ou la consternation dans les services devant ce qui ressemble à un cafouillage. En voici les textes :

 

1er mailundefined

Bonjour,

 

A tous les directeurs et chefs de service du CAM

 

Je vous informe que M. le Maire viendra à la rencontre du personnel de votre service le mercredi 19 mars 2008. Il passera entre 14h30 et 16h30.

Je vous remercie de bien vouloir transmettre cette information à l'ensemble de vos agents.

 

Bien cordialement

Gérard Chesneau

Direction des ressources humaines

 

 

2ème mail

 

La visite de M. le Maire ne commencera qu'à 16h00.

Merci de votre compréhension

Gérard Chesneau

DRH

 

3ème mail

 

La visite de M.  le Maire est reportée à une autre date

Merci

Gérard Chesneau

DRH

 

 

4ème mail

 

pour info à transmettre

sd

 

 

5ème mail

 

La visite de M. le Maire aura bien lieu cet après-midi à 16h00 sauf pour le 3ème étage en raison de l'absence de M. Nicolas

Je vous prie de nous excuser pour ces modifications et vous remercie de votre compréhension

Gérard Chesneau

DRH

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La visite a eu lieu, sous l'œil d'une caméra de FR3 (?!). Un maire rendant visite à ses fonctionnaires, c'est effectivement une innovation à Laval.

 

Manifestement, le Système a décidé de malmener le nouveau maire.

 

Mais ce n'est pas tout : d'Aubert et ses hommes manoeuvrent activement dans la perspective de se maintenir à la présidence de Laval-Agglo, aidés en cela par certains personnages qui aimeraient y poursuivre une carrière ascendante. Il faut savoir que Laval a 30 sièges sur 91…

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Mercredi 12 mars 2008
Le Système évacue la Mairie !


C'est une noria de camions qui, depuis lundi, évacue les dossiers de la Mairie.

Les broyeuses tournent à plein.

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La nouvelle équipe trouvera des armoires vides, des ordinateurs nettoyés !undefined


Le Système efface les traces de son passage...



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Lundi 10 mars 2008

ALERTE

 

aux fonctionnaires territoriaux de la Ville de Laval

 

 

 

VIGILANCE REPUBLICAINE !

 

  

Le Système d'Aubert vient d'être abattu, dès le 1er tour des élections municipales par la volonté majoritaire clairement exprimée de la population de Laval.

 

 

ATTENTION !

 

PERIODE TRANSITOIRE : DANGER !

 

Pendant 7 jours, l'appareil du Système reste en place. Le maire et les adjoints sortants continuent l'exercice de leurs fonctions jusqu'à l'installation de leurs successeurs (article L.2122-15 du CGCT).
Mais ils ne peuvent plus que gérer les affaires courantes, sans prendre aucune décision importante engageant l'avenir de la collectivité.

 

Le Système peut être tenté de précipiter des signatures concernant des marchés publics, la délivrance de permis de construire ou diverses autorisations administratives. En fait, sachez que tout peut fort bien attendre 8 jours et l'installation de la nouvelle équipe municipale (le Système nous a d'ailleurs habitué à des délais ou des retards bien plus importants).

 

Il peut aussi être tenté de régler des situations délicates ou de faire disparaître des documents, des preuves ou des traces dundefinede ses actes.

 

Empêchez le "nettoyage" des disques durs des PC, en dehors des seules données personnelles ! Faites des sauvegardes, mettez-les en lieu sûr dans vos armoires de bureau fermées à clef.

 

Les documents que vous détenez constituent des archives et sont régies par le Code du Patrimoine (loi du 3 janvier 1979 sur les archives codifiée) et le décret n°79-1037 du 3 décembre 1979 relatif à la compétence des services d'archives publics et à la coopération entre les administrations pour la collecte, la conservation et la communication des archives publiques.

 

L'article L 214-3 du Code du patrimoine stipule :

 

"Sans préjudice de l'application des articles 322-2 et 432-15 du code pénal, le fait, pour toute personne, lors de la cessation de ses fonctions, de détourner, même sans intention frauduleuse, des archives publiques dont elle est détentrice à raison de ces fonctions, est puni d'une peine d'emprisonnement d'un an et d'une amende de 3 750 euros ou de l'une de ces deux peines".

 

Le Décret n°79-1037 du 3 décembre 1979 précise dans son article 16 :

"Lorsque les services, établissements et organismes désirent éliminer les documents qu'ils jugent inutiles, ils en soumettent la liste au visa de la direction des Archives de France. Toute élimination est interdite sans ce visa. Dans tous les cas, les documents à éliminer sont détruits sous le contrôle technique de la direction des Archives de France".

  

SOYEZ VIGILANTS !

 

Refusez toute destruction de documents, factures, correspondances. Mettez ces dossiers à l'abri, sous clef. Refusez tout ordre qui vous paraîtrait suspect, d'où qu'il vienne. Dans le doute, interrogez immédiatement les représentants syndicaux.

 

Il en est particulièrement des dossiers sensibles : interventions irrégulières, dossier du trou de Laval-Spectacles, dépenses de la Direction Générale, documents relatifs aux véhicules de fonction, relations avec la Sacola, etc…

 

Attention aux arrêtés de personnel de dernière heure, aux mini-réorganisations, ou aux mutations internes précipitées.

 

La nouvelle équipe municipale a pris toutes dispositions pour que la période transitoire se déroule au mieux. Elle est prête à assurer les responsabilités que la population lavalloise lui a confiées.

 

Chacun d'entre vous doit se sentir mobilisé pour que soit assurés le calme, la sérénité, la continuité du service public et le strict respect de la légalité républicaine.

 

Signé,

 

"l'Observatoire de la neutralité

de l'administration municipale

de la Ville de Laval"

(mis en place par le

Vecteur Libre

et Indépendant).

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Lundi 10 mars 2008
Le dimanche 9 mars 2008, le Système d'Aubert est mort. François d'Aubert a été battu dès le premier tour des élections municipales de Laval. Guillaume Garot et son équipe ont été élus avec 50,24 % des voix.

Yannick Favennec, l'ancien directeur de cabinet de d'Aubert, subit également une cuisante défaite face à M. Angot, élu à Mayenne avec 60,25 % des voix.

Désormais, d'Aubert est définitivement en surnombre

La Mayenne vivra désormais sans le Système d'Aubert.


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Jeudi 6 mars 2008

La campagne dérape à cause de l'agressivité de M. d'Aubert et de ses proches !

 

undefinedLa campagne se termine mal :

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tracts anonymes (mais le Vecteur a démasqué l'auteur), attitude irrespectueuse et méprisante envers Guillaume Garot, bousculade d'un colleur d'affiche de M. Bertier par des partisans de M. d'Aubert, recours sans vergogne aux moyens municipaux…

  

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M. d'Aubert perd son sang-froid.

Il est temps que le Système d'Aubert mette la clef sous la porte…

 

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Jeudi 6 mars 2008

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L'Observatoire de la neutralité de l'administration municipale de la Ville de Laval, mis en  place par le Vecteur Libre et Indépendant le 31 décembre dernier, communique :

 

"Pour annoncer sa réunion publique du 6 mars, M. d'Aubert a écrit aux associations pour les inviter. A cet effet, il a utilisé un jeu d'étiquettes édité à partir du fichier municipal des associations.

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C'est là une intervention supplémentaire de responsables de l'administration de la Mairie de Laval en faveur d'un candidat, et ce, au mépris du respect de la neutralité de l'administration et du respect de l'égalité entre les candidats".

 
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Il faut savoir que les fichiers ont une traçabilité parfaite, assurée tout simplement par une erreur dans le libellé d'un nom ou d'une adresse.

publié dans : observatoire neutralité
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Jeudi 6 mars 2008

Solidarité avec nos camarades de La Villette !

 

D'Aubert tente de faire partir 2 agents de grande compétence à La Villette, et il commence à placer ses amis. Voici 2 tracts de l'intersyndicale de La Villette.

 

Nous soutenons leur combat. Les méthodes sont devenues les mêmes qu'à la Mairie de Laval ! 

                                                                              Paris, le 6 mars 2008

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Les détachés, des proies faciles 
 
En l’espace de quatre mois, deux détachés de longue date, reconnus pour leurs compétences, leur investissement dans leur domaine respectif et leur engagement social, sont priés de quitter la Cité.
 
Jean-François Mondout, détaché de la mairie de Paris depuis 12 ans à la CSI (DPM / production AV puis DE / DAMI par une réorganisation très récente) devait partir de la Cité en début 2008. Nous avons obtenu un sursis de 9 mois soit septembre 2008. Aujourd’hui, nous demandons son intégration sur un poste CDI libéré dernièrement, mais que la direction préfère geler.
 
Concernant Patricia Bellec, médiathécaire, détachée de la fonction territoriale depuis 22 ans à la Cité, suite à la délégation du lundi 3 mars et à la mobilisation du personnel, la direction lui propose de reconduire pour 18 mois son contrat de détachement, proposition habile pour casser la mobilisation des personnels.
 
La Direction  confirme sa décision initiale de se séparer de Patricia Bellec en aménageant sa période de sortie, ce qui reste inacceptable.
 
Nous n’avons aucune explication sur les raisons de cette décision en dehors du « caractère difficile » évoqué et des « nouveaux profils techniques » nécessaires selon les dires de la direction.
 
Devant le CHSCT, le CE et les personnels de la médiathèque, la réorganisation de la médiathèque a été présentée en garantissant le maintien des effectifs et en affirmant que « chacun aura sa place et aura l’accompagnement nécessaire ». Les instances du personnel ont été trompées : notre collègue depuis 22 ans à la Cité des sciences est remerciée.
 
Par ailleurs, cette réorganisation entraîne toute une série de changements dans les compétences et les conditions de travail sans que le CHSCT ait été consulté. Une fois de plus, il y a entrave au fonctionnement des instances représentatives du personnel.
 
Hier Jean-François Mondout remercié après 12 ans, aujourd’hui, Patricia Bellec après 22 ans, … à qui le tour demain… ?
 
Mettons fin à cette violence sociale.
Ne les laissons pas faire.
Débrayage vendredi 7 mars 2008 à 12 heures
dans le hall de la Cité

 

  

                           
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REMERCIÉ APRÈS 12 ANS AU SERVICE DE LA CITÉ
Un salarié détaché de la mairie de Paris depuis 12 ans à la CSI (DPM / production AV puis DE / DAMI par une réorganisation très récente) vient de se faire signifier par son directeur que la CSI ne renouvellera pas au 1er janvier 2008 son contrat de détachement pour 3 ans.
Pourtant le 2 octobre, la DRH lui a demandé par mail de confirmer sa volonté de poursuivre son détachement, ce qu'il a fait, le 8 octobre dernier, avec l'aval de sa hiérarchie.
Quelles sont ses fonctions ? Il assure, seul depuis 12 ans, la gestion des stocks, l'archivage, la base de données et la diffusion de tous les programmes audiovisuels de la CSI. Ce poste se trouve en interface avec la quasi-totalité des directions et sa connaissance unique de tous les audiovisuels produits par et pour la CSI en fait la mémoire audiovisuelle de la Cité. Un seul exemple, c'est à lui que s'adresse la direction de la Com. lorsqu'il faut fournir des images aux médias, mais aussi à la DARI, la direction des expos, la DSS, ou encore la médiathèque, les CCSTI... et peut être à une chaîne des sciences sur Internet portée par la Cité, projet que le président a évoqué lors de ses visites dans les directions.
Cette mémoire ne s'acquiert pas en un jour, ni en trois mois, ni même au prix d'une formation accélérée ! Il est malheureusement nécessaire de le rappeler à ceux censés connaître les métiers et gérer les ressources humaines. Les compétences et les savoir-faire dont nous parlons ici sont de ceux qui requièrent une connaissance pratique et pas seulement théorique ainsi que de l'expérience et du temps pour atteindre la performance !
 
Pourquoi son contrat n'est-il pas renouvelé ?Selon son directeur, uniquement pour des raisons budgétaires, selon la direction générale au CE du 26/10, une volonté de la mairie de Paris (c'est absolument faux, on le sait !).
La direction générale souhaite « délester » la Cité de bon nombre de salariés en adoptant la même stratégie. Pour les MAD, elle fait croire qu’elle répond à un souhait du ministère de l'éducation nationale. Ce qui est aussi faux !
Combien coûte-t-il  en classe 06 depuis 12 ans ?! On avouera que c'est d’un grand poids pour la masse salariale ! Alors que la Cité paye beaucoup plus cher des chargés de missions pistonnés et imposés du jour au lendemain par on ne sait qui exactement, sur on ne sait quelle mission. Que le Président est salarié à plein temps et n’assure qu’un mi-temps. Que l’on recrute son assistante à l'extérieur parce que les 6 postulantes internes ne font soi-disant pas l'affaire (qu'est-ce qu'on est mauvais à la Cité pour l'assistanat !) Que l'on ne trouve rien à redire pour lui mettre à disposition 3 chauffeurs...
TPSVP
 
 
 
Combien coûtera son départ ? Une DRH qui connaît sur le bout des doigts les métiers de la Cité en vue de réactualiser la grille de classification, qui a réuni les équipes pour comprendre l'activité, l'organisation et le fonctionnement de chaque service, qui veille aux compétences de chacun et chacune sur les ressources humaines ; cette DRH ne doit pas manquer de savoir qu'en se prononçant pour le non renouvellement du contrat de notre collègue et à travers lui de cette compétence elle :
- Désorganise un département entier,
- Impacte sur le travail de tous les collègues,
- Se prive de sa mémoire audiovisuelle,
- Choisit de rendre inopérante la capitalisation des données audiovisuelles,
- Supprime des savoir-faire à la Cité,
- Met en danger la conception/réalisation de nombreux projets futurs.
La direction ne devrait pas manquer d'évaluer non plus l'éventuel coût de la sous-traitance de cette activité avant de prendre sa décision :
- Gestion d'un stock supérieur à 2500 films/programmes et les contrats de production liés,
- Diffusion à l'étranger et en régions,
- Gestion des droits et des spécificités contractuelles,
- Gestion et mises à jour des bases de données (qu'il a intégralement créées),
- Interface technique et conseils.
Comment la direction pense-t-elle gérer la réactivité nécessaire aux multiples demandes expresses des services externes et internes avec de la sous-traitance ?
Demain, pour fournir les images nécessaires au projet Web TV souhaité par le Président, qui aura la connaissance de notre fond audiovisuel et des droits associés ?
Avec le départ de Jean-François, ce serait une partie non négligeable de nos productions et de nos services qui perdraient toute visibilité!
Nous demandons l’intégration de notre collègue.   

 

publié dans : Le système d'Aubert
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